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Législatives 2025 : Bekoin Joris à Arrah, le candidat du « travail » contre les « députés de cérémonie »

L’échiquier politique du département d’Arrah (Sous-préfectures d’Arrah, Kotobi et Krégbé) s’enrichit d’une nouvelle candidature. Bekoin Joris, jeune aspirant à un siège à l’Assemblée Nationale, a déposé le mardi 11 novembre, son dossier de candidature pour les élections législatives du 27 décembre, en se positionnant clairement comme le choix de la rupture et de l’engagement total.

S’exprimant après le dépôt de son dossier au siège de la Commission Électorale Indépendante (CEI), il a martelé son ambition : incarner une « candidature de travail par opposition aux députés de cérémonie ». Bekoin Joris a souligné que sa démarche n’est pas le fruit d’une simple ambition personnelle, mais d’une requête émanant directement de la base. Après avoir parcouru « le département de part en part, village par village », il affirme avoir rencontré des populations qui lui ont exprimé un besoin criant de changement. « Ces populations, qui sont venues par centaines à notre rencontre, m’ont dit :  »On vous a écouté. Votre discours nous a touchés en plein cœur. C’est ce que nous attendions. Nous avons besoin de changement. (…) Pour nous, vous incarnez notre espérance et notre espoir » », a-t-il rapporté.

Ignorant les critiques sur son âge, sa situation financière ou son apparence physique, le jeune aspirant candidat s’est présenté comme l’alternative aux pratiques politiques qu’il dénonce. Au cœur de la déclaration de Bekoin Joris, se trouve une critique acerbe des « députés de cérémonie » qu’il accuse de n’apparaître qu’en période électorale pour « partager des billets de banque » avant de disparaître de la scène publique et législative. Le postulant au siège parlementaire a pris un engagement solennel devant la presse : « Je le jure sous mon nom de famille, si Dieu m’accorde sa grâce, et le peuple son suffrage, je serai à l’Assemblée nationale pour faire le travail pour lequel je me suis engagé ».

Ce travail, tel que défini par M. Bekoin, est un mandat de présence, de redevabilité. « Nous aspirons au changement, avoir une Assemblée nationale où un député travaille, où le député est présent, où le député examine les rapports de l’UNESCO, (…) le rapport de la Cour des Comptes, de le comprendre, de l’analyser, de l’expliquer aux populations, où le député va à l’Assemblée nationale, aller porter la voix du peuple.(…) un député, un homme politique à part entière s’occupe des préoccupations du peuple, de ses électeurs et s’assure que les personnes qui ont la charge d’exécuter, l’exécutent effectivement », s’est-il engagé.

Revenant sur le processus de dépôt, Bekoin Joris a avoué un parcours semé d’embûches qu’il a qualifié de « parcours de combattant », notamment le retrait successif de quatre suppléants en raison de « menaces » ou de pressions. Il a finalement pu déposer son dossier dans les délais grâce à une « cinquième personne qui a accepté d’être avec lui jusqu’au bout ». Conscient des difficultés administratives inhérentes au processus, il a conclu sur une note militante : « L’administration ivoirienne est ce qu’elle est. Et c’est même pour ça qu’on est député. Et si je réussis à me faire élire, ce sera l’un de mes combats ».

Avec le dépôt de son dossier, Bekoin Joris est désormais prêt à se lancer dans la bataille des urnes, portant l’ambition d’apporter un « souffle nouveau » à la représentation nationale pour « une meilleure Côte d’Ivoire ».

Georges Badiel 

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