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Contestation de la candidature de Franck ETTIEN au 12ᵉ Congrès de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI)

Los d’un point de presse tenu mercredi 28 février 2026 à la Maison de la presse, le collectif des Journalistes pour le respect des textes de l’UNJCI, pour sa deuxième sortie, a de nouveau contesté la présence de Franck Ettien sur la liste électorale du 12ᵉ Congrès de l’UNJCI, évoquant une « irrégularité juridique manifeste » et une « dérive institutionnelle préoccupante ».
Le communiqué a été lu par Etienne Atta, porte-parole du collectif, qui affirme que les conditions d’éligibilité ne sont pas réunies.
Selon le collectif, les textes internes sont explicites : pour être candidat, il faut être électeur, et pour être électeur, il faut être membre à jour de ses cotisations.
« Le fichier officiel 2024 indique que Franck Ettien n’était pas à jour et ne disposait ni de la carte 2023 ni de celle de 2024 », a déclaré Atta.
Le collectif accuse par ailleurs le Conseil exécutif d’avoir délivré des cartes antidatées afin de régulariser rétroactivement la situation du candidat. « On ne reconstitue pas un passé administratif pour fabriquer une éligibilité », a-t-il rappelé.
Les intervenants dénoncent l’existence présumée d’un traitement préférentiel accordé à certains membres des instances dirigeantes. « Les textes s’appliquent à tous, sans exception ni privilège », a martelé Atta, rappelant que la participation régulière aux activités de l’Union durant les trois années précédant le Congrès constitue une obligation réglementaire.
Le collectif évoque également une incompatibilité entre la qualité de journaliste professionnel et les fonctions administratives exercées par Franck Ettien au sein du Conseil régional du Gbôklé. Selon ses déclarations, le candidat aurait exercé les fonctions de directeur de cabinet et figurerait toujours sur le fichier 2026 du personnel de cette institution.
« Cela signifie qu’il est agent de l’État, rémunéré par le Trésor public », a affirmé Atta, s’interrogeant sur la validité de sa carte professionnelle délivrée par la CIJP.
Face à cette situation, le collectif affirme avoir saisi plusieurs institutions, notamment : l’Autorité Nationale de la Presse,le ministère de la Communication, le Conseil d’administration de l’UNJCI, le Comité d’organisation du 12ᵉ Congrès
Les porte-paroles ont également salué l’ouverture au dialogue du ministre Amadou Coulibaly, tout en appelant l’État à préserver l’intégrité du secteur des médias.
Le collectif annonce avoir saisi le procureur de la République afin d’obtenir l’ouverture d’une enquête sur les conditions de délivrance de la carte professionnelle contestée.
« Nous devons aller jusqu’au bout de la procédure pour protéger l’intégrité de l’Union », a déclaré Atta.

TKF

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