Le nouveau Plan National de Développement (PND) 2026-2030 est désormais sur la table. Si l’ambition affichée est noble, elle soulève une question fondamentale : s’agit-il d’un véritable moteur de changement ou d’une simple continuité de modèles ayant déjà montré leurs limites ?
Dans une analyse percutante, le Dr Ahoua Don Mello alerte sur le risque d’un « résultat de façade ». Pour lui, la structure actuelle de notre économie — dominée à 44 % par un secteur tertiaire aux mains des multinationales — laisse peu de place aux acteurs locaux. Le diagnostic est clair : alors que le pouvoir d’achat se détériore, l’accès aux services de base (eau, santé, électricité) reste un défi majeur pour une large frange de la population.
Le Dr Don Mello met en lumière une faille stratégique : la faiblesse de l’État dans le financement de son propre développement. En s’appuyant massivement sur le privé international, le plan risque de renforcer des monopoles qui ne transforment pas la matière première sur place.
Le salut viendra-t-il d’une innovation audacieuse ? L’analyse du Dr Don Mello appelle à une révision des codes d’investissement et à une volonté politique de produire des leaders industriels nationaux. Car au-delà des chiffres de croissance, c’est la fin du chômage des jeunes et la redistribution réelle des richesses qui détermineront le succès ou l’échec de cette nouvelle décennie de planification.
BS
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