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Le FPI dénonce les atteintes aux libertés syndicales et exige la libération de l’enseignant Assy Dugarry

Le Secrétaire général et porte-parole du Front Populaire Ivoirien (FPI), Barthélémy Iré GNÉPA, s’est exprimé avec fermeté ce vendredi, à la suite de l’arrêt de travail initié depuis le 3 avril par les personnels du secteur éducation/formation de Côte d’Ivoire.

Dans une déclaration officielle rendue publique à Abidjan, le FPI a apporté son soutien total aux enseignants en grève et a vivement dénoncé la réaction du gouvernement face à leurs revendications.

Selon le FPI, cette grève de 48 heures, lancée par l’intersyndicale des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, résulte de l’échec des négociations autour de la prime d’incitation, déjà accordée à seize autres ministères.

Les syndicats dénoncent un traitement inéquitable et un manque de considération manifeste de la part du gouvernement, malgré les engagements pris et les délais déjà largement dépassés.

Le Secrétaire général du FPI s’est dit « surpris » et « indigné » par le mutisme des autorités, notamment du Premier ministre, face à une crise qui affecte directement l’avenir du pays à travers le système éducatif.

Le point le plus alarmant de cette déclaration reste toutefois l’enlèvement d’Assy Dugarry, enseignant à l’IEPP Anonkouakouté, survenu dans la nuit du 3 avril. Selon le FPI, l’enseignant aurait été enlevé à son domicile par des individus encagoulés et armés, sous les yeux de sa famille. « Un acte inacceptable dans un État de droit », a martelé Barthélémy Iré GNÉPA, qui exige des autorités la libération immédiate de l’enseignant et l’ouverture d’une enquête indépendante.

Dans sa déclaration, le FPI a également condamné les tentatives d’intimidation, les menaces voilées et la création d’organisations syndicales parallèles destinées à discréditer les mouvements de grève. Pour Barthélémy Iré GNÉPA, ces pratiques « rappellent les méthodes d’un autre âge et sont indignes d’un gouvernement républicain ».

 

Le parti invite le gouvernement à renouer un dialogue sincère avec les syndicats du secteur éducation/formation, dans le respect des engagements antérieurs et des droits syndicaux garantis par la Constitution ivoirienne et les conventions internationales ratifiées par le pays.

Afrikexpress.info