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Mobilité durable : Le projet FEM 11042 déploie son architecture opérationnelle en Côte d’Ivoire

La capitale économique ivoirienne a abrité, ce jeudi 19 février 2026, la deuxième réunion du Comité de Pilotage du projet « Intégration de la mobilité électrique avec les énergies renouvelables ». Identifié sous le code FEM 11042, ce rendez-vous a scellé le passage à la phase active d’une initiative qui ambitionne de révolutionner les transports nationaux.

Dans les nouveaux bureaux de l’Unité de Gestion du Projet, l’atmosphère était à la fois solennelle et pragmatique. Ce rassemblement a marqué l’aboutissement d’un processus d’installation institutionnelle rigoureux. Désormais, le dispositif de gouvernance, composé du Comité de Pilotage (COPIL), de l’Unité de Gestion du Projet (UGP) et du Comité Technique, est totalement en ordre de bataille. Bien que le démarrage opérationnel ait été freiné par une mise à disposition tardive des fonds du Fonds pour l’Environnement Mondial, le Coordonnateur principal, Georges Bohoussou, a affiché une sérénité manifeste, s’appuyant sur des acquis déjà solides tels que la cartographie des start-up du secteur et des partenariats stratégiques avec la Société Financière Internationale et Expertise France.

Une vision transversale de la transition énergétique

Le président du COPIL, Kadjo Louis Nguetta, a profité de cette tribune pour réaffirmer l’enjeu civilisationnel de ce projet. Au-delà de la simple innovation technique, il s’agit d’une réponse directe aux engagements climatiques de la Côte d’Ivoire. Le projet s’articule autour d’une vision où la réduction des gaz à effet de serre devient un levier de croissance pour l’économie urbaine et rurale. Cette dynamique repose sur une architecture à quatre piliers où le cadre institutionnel et l’innovation technologique s’allient au renforcement des capacités et à un suivi rigoureux des résultats. L’objectif pour l’année 2026 est désormais de transformer cette ambition en une réalité palpable pour les populations.

Une expérimentation ancrée dans les réalités territoriales

L’originalité du projet FEM 11042 réside dans son approche territoriale différenciée, ciblant prioritairement les femmes et les jeunes de moins de 35 ans. Dans le Grand Abidjan et à Jacqueville, l’accent est mis sur la mobilité touristique et agricole via des engins à deux et trois roues. À l’intérieur du pays, les solutions s’adaptent aux besoins locaux : des scooters légers pour la mobilité urbaine à Yamoussoukro, la conversion des motos-taxis à Bouaké, ou encore l’usage de glacières électriques pour les pêcheurs du barrage de Kossou. Dans le nord, à Korhogo et Odienné, le transport durable viendra soutenir les filières de l’anacarde et de la mangue, prouvant que l’électromobilité peut être un moteur de désenclavement économique.

Une rigueur réglementaire au service de l’innovation

Face à l’enthousiasme suscité par ces nouvelles solutions, le Coordonnateur a tenu à apporter une clarification essentielle, notamment concernant le test des scooters à Yamoussoukro. Il ne s’agit pas de contourner les interdictions de transport public par motos, mais d’explorer des voies de mobilité individuelle propre. Le président du COPIL a d’ailleurs insisté sur le fait que la promotion des véhicules électriques se fera dans le strict respect des lois en vigueur. Le Plan de Travail Budgétisé Annuel 2026 prévoit ainsi l’élaboration d’une politique nationale de mobilité électrique harmonisée avec les standards de la CEDEAO, tout en approfondissant la collaboration avec l’INPHB pour la formation technique des futurs acteurs de cette filière d’avenir.

Georges Badiel

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