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Réforme de la biologie médicale : Pierre Dimba présente un projet de loi structurant devant la CASC

Le ministre Pierre Dimba défend avec brio un projet de loi visant à encadrer la biologie médicale en Côte d'Ivoire

Le ministre de la Santé, Pierre Dimba N’Gou, a été reçu le 2 avril 2026 par la Commission des Affaires sociales et culturelles afin de défendre un projet de loi crucial pour l’avenir de la biologie médicale en Côte d’Ivoire.

Agissant au nom du président de la République, il a rappelé que cette discipline est le pivot du parcours de soins puisqu’elle intervient dans la quasi-totalité des diagnostics médicaux. Si les laboratoires sont les garants de données vitales pour les patients, le ministre a toutefois déploré que l’accès à ces prestations demeure trop restreint sur le continent. En Côte d’Ivoire, malgré une démarche de mise aux normes entamée en 2012, le réseau national présente des lacunes qui contraignent encore les usagers à solliciter des analyses à l’étranger, posant ainsi des défis logistiques et sanitaires majeurs.

Face à ces propositions, le groupe parlementaire PDCI-RDA a réitéré l’importance de ce secteur qui porte une part prépondérante des diagnostics, tout en s’inquiétant de la fracture territoriale entre Abidjan et l’intérieur du pays. Il a notamment plaidé pour la création de laboratoires de référence régionaux et l’instauration de mécanismes financiers, tels qu’un fonds d’appui et des subventions à la recherche, pour accompagner cette transition technologique.

Le groupe Agir a toutefois exprimé une certaine réserve, craignant que la rigidité des nouvelles normes ne vienne freiner l’investissement privé au moment même où le pays cherche à densifier son offre de soins. Le ministre a répondu à ces préoccupations en soulignant que le secteur souffre actuellement d’un déficit d’organisation, avec près de 300 laboratoires dont la majorité ne respecte pas les exigences de qualité. Pour Pierre Dimba, la loi ne vise pas à restreindre l’activité mais à assainir le milieu en interdisant les structures non conformes et en clarifiant les compétences requises pour diriger ces établissements.

Enfin, sur la question des ressources humaines, le ministre a précisé que la priorité accordée aux biologistes nationaux ou ressortissants de l’UEMOA ne constitue pas une entrave à l’expansion du réseau, puisque des centres de prélèvement pourront être déployés sans nécessiter la présence constante d’un biologiste.

Georges Badiel

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