AFRIKEXPRESS-Au sortir de sa rencontre avec le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Léonardo Santos Simão, ce samedi 20 septembre, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, a exprimé de vives inquiétudes quant au processus électoral en cours en Côte d’Ivoire.
« Nous sommes totalement d’accord avec le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur la nécessité d’utiliser toutes les voies légales afin que le processus électoral en cours ne débouche pas sur des conflits graves comme celui que nous avons connu en 2010-2011 », a-t-il déclaré.
Affi N’Guessan a salué la mission des Nations Unies et leur présence aux côtés de la Côte d’Ivoire, tout en insistant sur l’importance de leur engagement accru. Selon lui, la situation actuelle est « plus dangereuse que celle de 2010-2011 » et constitue une menace sérieuse pour la stabilité de la sous-région.
L’opposant a plaidé pour que la question ivoirienne soit portée devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. « Si rien n’est fait, ce processus nous conduira nécessairement à des affrontements. Il doit donc être interrompu, afin qu’un véritable processus de dialogue puisse s’ouvrir avec l’ensemble des acteurs politiques et sociaux », a-t-il insisté.
Pour le président du FPI, seule une démarche inclusive et transparente permettra d’organiser des élections apaisées, garantes de la préservation des acquis économiques du pays et de la poursuite de son développement.
« La mission des Nations Unies ne doit pas se limiter à son mandat actuel : il faut qu’elles aillent plus loin », a conclu Affi N’Guessan, appelant à un engagement international renforcé pour prévenir une nouvelle crise électorale en Côte d’Ivoire.
Bintou Sanogo
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