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Bingerville : mobilisation contre les violences faites aux femmes et aux filles

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, le Réseau des Femmes Bâtisseuses de Côte d’Ivoire a organisé une rencontre de sensibilisation à la sous-préfecture de Bingerville.
Cette activité s’inscrivait dans le cadre d’une réflexion autour du thème : « Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles ».
La rencontre a réuni des femmes leaders et des acteurs communautaires engagés dans la promotion des droits des femmes. Elle visait à sensibiliser l’opinion sur les violences faites aux femmes et aux filles, tout en encourageant la prévention, la dénonciation et la prise en charge des victimes.
Mme Chaudron Konan Blandine, magistrat hors hiérarchie et médiateur professionnel, a présenté les mécanismes juridiques de protection des femmes ainsi que les voies de recours pour les victimes.
Elle a expliqué que les violences basées sur le genre ne se limitent pas uniquement aux violences sexuelles. Selon elle, ces violences trouvent leur origine dans les inégalités sociales qui attribuent des rôles différents aux hommes et aux femmes. « La société donne un rôle à la femme et un rôle à l’homme. C’est de là que naissent les inégalités », a-t-elle indiqué, citant comme exemples la déscolarisation des filles, l’excision ou encore la réduction des femmes aux seules tâches domestiques.
La panéliste a également insisté sur la nécessité de dénoncer les violences. Selon elle, si ces actes ne sont pas signalés, il sera difficile d’y mettre fin.
Elle a par ailleurs rappelé l’importance d’une prise en charge rapide en cas de viol. « Si le viol est dénoncé dans les 72 heures, une prise en charge médicale peut permettre d’éviter certaines conséquences graves, notamment les infections ou les grossesses non désirées », a-t-elle précisé.
Mme Chaudron Konan Blandine a également informé les participants de l’existence des plateformes de prise en charge des violences basées sur le genre (VBG) dans les centres sociaux, où les victimes peuvent bénéficier d’un accompagnement médical, psychologique et juridique. Elle a appelé les populations à ne pas garder le silence face aux cas de violences, qu’il s’agisse de femmes battues, de viol, de pédophilie ou d’autres formes de maltraitance.
Intervenant sur le sous-thème « La réintégration des femmes et des jeunes filles victimes de violences », Mme Anne Bouéhi a insisté sur l’importance du soutien de la famille et de la communauté.
Selon elle, une jeune fille violée ou une femme victime d’abus ne doit pas être l’objet de moqueries ni considérée comme une honte pour la société. « La famille doit les soutenir et les aider à surmonter ces épreuves, car les violences touchent aussi le plan psychologique », a-t-elle expliqué.
Elle a ainsi plaidé pour un accompagnement psychologique, médical et social des victimes afin de faciliter leur reconstruction.
Les échanges ont permis de rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles nécessite l’implication de tous : autorités, organisations de la société civile, familles et communautés.
À travers cette initiative, le Réseau des Femmes Bâtisseuses de Côte d’Ivoire entend contribuer à la construction d’une société plus juste, où les femmes et les filles peuvent vivre dans la dignité, la sécurité et le respect de leurs droits.

TKF

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