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Niaprahio (Gagnoa) : Me Serge Ouraga au cœur de la défense du chef du village dans l’affaire d’une barrière détruite

L’affaire opposant le chef du village de Niaprahio, Drogba Albert Zézé, à la cadre locale Colette Pellaud Lakpé a pris un tournant particulier le mercredi 18 novembre 2025, lors de l’audience au tribunal de Gagnoa.
Au centre du dispositif judiciaire, Me Serge Ouraga, avocat au barreau de Côte d’Ivoire, s’est une nouvelle fois illustré par son engagement en faveur des populations locales.

Un avocat déjà reconnu pour son dévouement régional

Originaire d’Ouragahio, Me Ouraga s’est volontairement constitué pour assurer la défense du chef du village, poursuivi après la destruction d’une barrière installée sans consultation préalable par Mme Pellaud Lakpé.
Ce geste s’inscrit dans la continuité d’une démarche entamée depuis plusieurs mois : l’avocat prend régulièrement et gratuitement la défense des habitants de la région.
On lui doit notamment la libération d’une dizaine de jeunes de Guibéroua arrêtés après les manifestations ayant suivi la présidentielle du 25 octobre.

Une audience marquée par la rigueur de la défense

Face au tribunal présidé par Me Akesse Boniface, Me Ouraga a joué un rôle central dans l’éclaircissement des faits, orientant le débat par des questions précises et des interventions structurées.

Le chef Drogba Albert Zézé a reconnu avoir ordonné le démantèlement de la barrière érigée le 3 novembre 2025 par Colette Pellaud Lakpé. Selon lui, les plaintes répétées des villageois, privés de la seule voie de circulation, l’ont conduit à agir.
Il affirme avoir informé le sous-préfet, qui aurait demandé un constat policier — constat qui n’a finalement pas eu lieu — avant de céder à la pression croissante des habitants.

Les motivations de la plaignante exposées

Pour sa part, Colette Pellaud Lakpé a expliqué que la barrière visait à empêcher le passage des poids lourds, qu’elle juge dangereux pour les enfants.
Elle a également évoqué la poussière et les vibrations de ces engins, susceptibles, selon elle, de dégrader les 240 mètres de bitume qu’elle a financés ainsi que le sanctuaire marial Notre-Dame de la Paix, également construit à son initiative.
« La barrière répondait avant tout à un souci de sécurité », a-t-elle déclaré.

Affaire renvoyée, mais un engagement réaffirmé

Le président du tribunal a rappelé à chacune des parties leurs obligations légales avant de renvoyer l’affaire au 2 décembre prochain.

À la sortie de l’audience, Me Serge Ouraga a réaffirmé son engagement auprès des populations locales, soulignant qu’il restera disponible pour défendre leurs intérêts :
« Je reste à la disposition des populations qui constituent pour moi… », a-t-il confié, laissant transparaître un attachement profond à sa région d’origine.

Avec cette nouvelle intervention, l’avocat confirme son rôle de figure juridique incontournable dans la région de Gagnoa, où il s’impose progressivement comme un défenseur naturel des communautés rurales.

TKF

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