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Législatives 2025 : L’« alerte citoyenne » d’Assalé Tiémoko démontée

Alors que les Législatives 2025 approchent, le discours de l’Honorable Assalé Tiémoko, Député sortant et candidat à sa propre succession à Tiassalé, fait l’objet d’une analyse stratégique serrée. Une note interne du Groupement des Vétérans du Renseignement (GVR), datée du 9 décembre 2025, décortique les mécanismes rhétoriques de l’élu concernant ses dénonciations récurrentes sur la « transhumance électorale ».
L’analyse, destinée aux acteurs institutionnels et aux cellules de veille, conclut que la prise de parole d’Assalé Tiémoko est moins une alerte citoyenne qu’une opération de communication stratégique pré-électorale.
Selon la synthèse exécutive du GVR, le discours du Député est caractérisé par une structure de narration victimisante et une externalisation systématique des responsabilités.
L’analyse souligne un procédé récurrent : l’élu attribuerait à ses adversaires des procédés (transhumance, manipulation) dont il est souvent suspecté d’être lui-même bénéficiaire.
 Le discours s’appuie sur des accusations générales sans jamais fournir d’éléments factuels, de chiffres ou de témoignages vérifiables, un schéma qualifié de « résonance informationnelle » visant à installer un doute permanent.
Le discours présente « un objectif stratégique clair : préconstituer les conditions d’un discours de contestation en cas de défaite aux législatives 2025. »
 Dénoncer un phénomène connu : La précision avec laquelle il dénonce les mécanismes de transhumance suggère, selon le GVR, « une familiarité opérationnelle avec celui-ci ».
 Mettant en cause des institutions comme la CEI, le corps préfectoral et les forces de sécurité, le discours est rendu incohérent par son propre succès électoral en 2021. Si le « système est contrôlé par d’autres », comment expliquer ses victoires passées ?
 Le GVR identifie une « stratégie de l’acceptation sélective » : il dénonce publiquement la CEI comme manipulée, mais utilise ses décisions lorsqu’elles le favorisent.
Le GVR identifie quatre objectifs principaux derrière cette vague de dénonciations, intensifiée à l’approche de la campagne :
Préparer un narratif de contestation : En cas d’échec, le discours de la « transhumance organisée » sera déjà prêt à justifier la défaite.
Mobiliser son socle électoral par la peur : Créer un sentiment d’urgence et d’injustice pour galvaniser ses partisans.
 Décrédibiliser l’adversaire : Installer un soupçon pré-électoral pour affaiblir ses opposants avant même le début officiel de la campagne.
Se positionner en « héros » : Stratégie de personnalisation extrême pour se présenter comme le seul résistant face à « un système » corrompu.
L’analyse conclut que le discours étudié relève d’une manœuvre informationnelle pré-électorale. Elle vise à créer une « bulle narrative autonome, détachée des faits » et à polariser l’opinion locale.
En somme, l’orateur instrumentalise la notion de transhumance pour préparer la délégitimation du scrutin en cas d’échec, dans une logique de guerre informationnelle où il « affirme sans démontrer, accuse sans prouver, dramatise sans analyser. »
Bintou Sanogo

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