Après avoir choisi de ne pas briguer de quatrième mandat à Cocody, l’honorable Yasmina Ouégnin a fait une apparition remarquée le samedi 20 décembre 2025 à Grand-Bassam. Venue soutenir le ticket Georges-Armand Ouégnin et Charles N’dakon, elle a transformé ce meeting d’ouverture en un plaidoyer vibrant pour l’unité de l’opposition et la « reconquête de la démocratie ».
C’est une Yasmina Ouégnin sereine mais déterminée qui s’est avancée sur le perron de la première capitale ivoirienne. Ayant récemment annoncé son retrait de l’hémicycle après 15 ans de service, la députée de Cocody entend désormais « faire la politique autrement ». Pour elle, ce déplacement à Grand-Bassam n’est pas un hasard : c’est un retour aux sources. « Je viens à vous en tant que fille du terroir, Abouré par mon père et N’Zima par ma mère », a-t-elle lancé d’entrée pour marquer son lien indéfectible avec les populations locales.
Loin d’une simple formalité électorale, Yasmina Ouégnin a présenté le scrutin du 27 décembre prochain comme un tournant décisif pour l’équilibre des pouvoirs en Côte d’Ivoire. Dans un discours aux accents de manifeste, elle a interrogé la foule sur le modèle de gouvernance souhaité : « Voulons-nous que les décisions reflètent les choix de la majorité pour le bien-être de tous, ou qu’elles soient prises par un petit cercle qui protège ses intérêts ? »
Pour l’élue, l’enjeu est clair : briser l’hégémonie du parti au pouvoir pour instaurer un véritable contre-pouvoir. Elle exhorte les électeurs à voir en l’Assemblée nationale un rempart contre le « diktat de la pensée uniformisée ». Justifiant son soutien total au duo composé du Professeur Georges-Armand Ouégnin et de Charles N’dakon, elle a balayé l’idée d’un simple calcul politique. Selon elle, l’alliance entre le PDCI-RDA et EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté) répond à une « exigence historique » face à l’absolutisme du RHDP. « La division de l’opposition serait une faute impardonnable à l’égard de la nation », a-t-elle martelé, appelant ses « frères d’armes » à la lucidité et au sacrifice.
En clôturant son intervention, Yasmina Ouégnin a lancé un appel solennel qui résonne bien au-delà des lagunes de Grand-Bassam. En désignant la cité balnéaire comme le futur « bastion de la résistance démocratique », elle a invité les citoyens à se lever massivement pour le contrôle de l’action gouvernementale, le pluralisme politique réel et une victoire éclatante du ticket Ouégnin-N’dakon. « Allons installer le Professeur Georges-Armand Ouégnin à l’Assemblée nationale », a-t-elle conclu sous les ovations, marquant ainsi le véritable coup d’envoi d’une campagne qui s’annonce électrique dans le Sud-Comoé.
Korahi Samson
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