Le 29 décembre est désormais une date gravée en noir dans les annales des médias en Côte d’Ivoire. Il y a deux ans, jour pour jour, la corporation journalistique perdait, à quelques heures d’intervalle, deux de ses serviteurs les plus dévoués : Jules César Yao Anon et Koné Nathan, dit « Atapointe ». Aujourd’hui, au-delà de la douleur de l’absence, c’est le souvenir de leur engagement qui ressuscite dans les mémoires.
Journaliste chevronné, Jules César Yao Anon s’était illustré par son attachement viscéral à l’information locale et militante. Pilier du journal Le Bélier Intrépide et figure de proue de Treichville Notre Cité, il avait su faire de sa plume un outil de lien social.
Sa disparition brutale, le 29 décembre 2023 à son domicile d’Attécoubé des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC), a laissé un vide immense. Il laissait derrière lui une veuve, trois enfants, mais aussi une rédaction orpheline d’un homme dont la rigueur n’avait d’égale que sa profonde valeur humaine.
Presque simultanément, le destin frappait une seconde fois avec le décès de Koné Nathan. Connu sous le pseudonyme affectueux d’« Atapointe », ce Journaliste Reporter d’Images (JRI) était un homme de terrain, un artisan de l’ombre qui savait capter l’essentiel à travers son objectif.
Après avoir lutté avec courage contre une longue maladie, il s’est éteint le même jour que son confrère. Inhumé le 2 janvier 2024 au cimetière d’Adjamé-Williamsville, il a laissé l’image d’un professionnel infatigable, reconnu par ses pairs pour son humilité et son éternel sourire, même dans l’adversité.
Deux ans plus tard, l’émotion reste vive au sein de la famille de la presse ivoirienne. Si le temps passe, l’empreinte laissée par Jules César et Nathan demeure indélébile. Ils incarnaient une certaine idée du métier : celle où le professionnalisme s’allie à la fraternité.
En ce triste anniversaire, leurs confrères, amis et familles se souviennent de deux hommes qui, par leur passion, ont honoré le quatrième pouvoir en Côte d’Ivoire. Ils ne sont plus là pour écrire ou filmer l’histoire, mais ils font désormais partie intégrante de la nôtre.
Korahi Samson
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