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Bouaflé : le Consortium agricole des sociétés coopératives de cajou de Côte d’Ivoire (CASC-CI) en conclave pour booster la filière

Réunis en conclave à Bouaflé, les membres du Consortium agricole des sociétés coopératives de cajou de Côte d’Ivoire (CASC-CI), sous la conduite de leur président Bamba Adama, entendent redynamiser et structurer durablement la filière cajou. À cet effet, une assemblée générale de création du consortium s’est tenue le 24 janvier 2026 dans la capitale régionale de la Marahoué.
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Représentant le président du consortium, Soumahoro Lassiné a indiqué que cette nouvelle organisation agricole vise à replacer le producteur au centre de la filière anacarde en Côte d’Ivoire. Une ambition qui repose sur trois piliers essentiels : la production, la commercialisation et la transformation.
Cette rencontre s’est déroulée en présence du directeur régional de l’Agriculture, du chef de zone de l’ANADER, du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouaflé, de représentants du secteur privé, de membres élus de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), ainsi que de chefs et dirigeants d’entreprises.
Soumahoro Lassiné a précisé que l’objectif du consortium est d’associer les producteurs à chacune des étapes clés de la chaîne de valeur.
Il a également révélé que plusieurs coopératives, n’ayant pu adhérer à l’initiative dès son lancement, manifestent désormais leur volonté de rejoindre la structure. Travailler au profit des coopératives agricoles et améliorer les conditions de vie et de travail des producteurs constituent la vision du consortium. Il a, à cet effet, invité les coopératives et producteurs à adhérer massivement à cette dynamique collective. Des échanges sont par ailleurs en cours avec des partenaires extérieurs en vue d’obtenir un prix plus rémunérateur de la noix de cajou.
« Il faut impliquer les producteurs dans la transformation, à travers le développement d’un actionnariat populaire qui leur permettra de devenir actionnaires des sociétés de transformation », a soutenu le représentant du président Bamba Adama.
Prenant la parole, Yao Kouassi Maurice, ancien membre élu de la CCI-CI pour la délégation du Bélier, a souligné qu’au regard des enjeux, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, avec à sa tête son président Faman Touré, ne pouvait qu’apporter son soutien à cette initiative de développement local fondée sur l’industrialisation de la filière cajou. Il a toutefois recommandé aux membres du consortium de cultiver la solidarité afin de renforcer la dynamique de leur organisation.
Pour sa part, Kouamé Yao, représentant du directeur régional du Conseil Coton Anacarde et Karité, a salué une initiative qui vise à redonner du poids au producteur ivoirien de noix de cajou. « Au regard des difficultés que connaissent les producteurs depuis de nombreuses années, nous ne pouvons que saluer la mise en place de cette structure destinée à redynamiser la filière », a-t-il déclaré. Au nom de l’organe de régulation, il a invité les producteurs à s’approprier pleinement le consortium, notamment pour le développement de la production d’anacarde biologique. Il a insisté sur la nécessité de suivre les conseils et recommandations des agents de terrain pour améliorer les pratiques agricoles et renforcer la compétitivité de la filière.
La mobilisation des producteurs de noix de cajou réunis au sein du CASC-CI vise à relever plusieurs défis majeurs de la filière anacarde ivoirienne, notamment l’accès au financement, l’amélioration de la qualité de la production, la transformation locale et la juste rémunération des producteurs. Inscrite dans la droite ligne de la vision du gouvernement ivoirien, cette assemblée générale marque l’engagement des responsables et membres du consortium en faveur de la professionnalisation et de la valorisation durable de la filière, avec l’appui du Conseil Coton Anacarde et Karité.
À Bouaflé, les producteurs de noix de cajou ont clairement affiché leur volonté de se positionner comme de véritables acteurs économiques, et non plus comme de simples fournisseurs de matière première, en plaçant désormais le producteur au cœur de la chaîne de valeur d’une filière agricole en pleine mutation.

Aly Ouattara
Correspondant régional

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