L’ancien député de Tiassalé, Assalé Tiémoko Antoine, a exprimé son amertume et son inquiétude après avoir appris, par des canaux non officiels, le rejet de son recours devant le Conseil constitutionnel. Entre dénonciation d’une procédure unilatérale et pressentiment d’une répression imminente, l’élu sortant se dit prêt à affronter « la suite ».
C’est par le biais de pages d’activistes et de journalistes proches du RHDP (parti au pouvoir) qu’Assalé Tiémoko dit être informé du sort de sa requête. Selon ces sources, son recours contestant les résultats des élections législatives à Tiassalé aurait été jugé « mal fondé ».
Une situation d’autant plus singulière que ses propres avocats n’auraient, à l’heure actuelle, reçu aucune notification officielle de la part de la haute juridiction.
Au cœur de l’indignation de l’ex-député figure le non-respect du principe du contradictoire. Assalé Tiémoko explique avoir déposé, le 5 janvier dernier, un dossier étayé par 127 procès-verbaux de dépouillement attestant, selon lui, d’une victoire avec un écart de 1 356 voix.
Il déplore une asymétrie de l’information durant la procédure : L’adversaire a reçu copie de la requête et a pu formuler ses arguments en défense.
Le requérant, en revanche, affirme n’avoir jamais eu accès aux arguments de la partie adverse ni l’occasion d’y répondre avant que la décision ne soit prise.
« Je ne sais pas sur quelle base ma requête a été jugée « mal fondée » », regrette-t-il, soulignant qu’il a été privé de son droit de réponse.
« L’attente des menottes »
Plus frappant encore que la contestation électorale, c’est la conclusion du message d’Assalé Tiémoko qui interpelle l’opinion publique. Affirmant ne ressentir « aucune colère », l’ancien député semble se résigner à un sort qu’il estime déjà scellé.
Évoquant la suite de son parcours politique et judiciaire, il a déclaré être désormais dans l’attente de la « prochaine étape de ce projet : les menottes ».
Une allusion directe à une possible arrestation qui, selon lui, s’inscrirait dans la continuité de ce processus électoral contesté.
Bintou SANOGO
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