Dans un communiqué dont copie nous ait parvenu, le mouvement citoyen « Les Gardiens de la République 225 » (GR 225) a vigoureusement réagi aux récentes accusations du président de la transition nigérienne à l’encontre du chef de l’État ivoirien. Le mouvement dénonce une stratégie de « diversion » visant à masquer les échecs internes du régime militaire de Niamey.
Le ton monte entre Abidjan et Niamey. Alors que les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Niger restent marquées par des tensions récurrentes, le mouvement citoyen « Les Gardiens de la République 225 », présidé par Soro Nambégué Issouf, a décidé de rompre le silence. Dans un communiqué officiel au ton ferme, l’organisation dénonce ce qu’elle qualifie d’« attaques frontales » et de « fantaisies politiques » de la part du général Abdourahamane Tiani contre le président Alassane Ouattara.
« Quand on n’a pas de bilan, on fabrique des coupables »
Pour les GR 225, les accusations de déstabilisation portées par la junte nigérienne ne sont que le reflet d’une crise de légitimité profonde. « Quand on échoue à sécuriser son territoire, on invente des ennemis. Quand on peine à nourrir son peuple, on nourrit le mensonge », martèle le communiqué.
Le mouvement estime que le régime de transition nigérien, arrivé au pouvoir par la force, tente de détourner l’attention de l’opinion publique internationale de ses propres difficultés de gouvernance en s’attaquant à un modèle de stabilité régionale.
À l’inverse du « discours martial » attribué aux autorités de Niamey, le mouvement de Soro Nambégué Issouf dresse un portrait élogieux du président ivoirien, décrit comme un « bâtisseur de paix » dont la légitimité repose sur les résultats économiques et les réformes structurelles.
« Le Président Alassane Ouattara n’a ni le temps, ni l’habitude, ni la culture politique des complots obscurs », précise le document.
Les Gardiens de la République rappellent que la souveraineté d’un État ne se mesure pas à l’agressivité de ses discours, mais à sa capacité à assurer le bien-être de ses populations. Ils invitent ainsi les dirigeants du Sahel à « balayer devant leur porte » et à privilégier la responsabilité plutôt que l’invective.
En réaffirmant leur « soutien total, ferme et sans ambiguïté » au président de la République, les GR 225 entendent se positionner comme un rempart contre la désinformation. Tout en précisant que la Côte d’Ivoire ne compte pas entrer dans une joute verbale stérile, le mouvement prévient qu’il ne restera pas silencieux face à ce qu’il qualifie de « fuite en avant verbale ».
Cette sortie intervient dans un contexte de fragilité sécuritaire accrue dans la zone AES (Alliance des États du Sahel), où les accusations de complot contre les pays voisins sont devenues un levier de communication récurrent pour les régimes de transition. Pour les Gardiens de la République 225, le message est clair : la Côte d’Ivoire continue de regarder vers l’avenir, loin des « prismes de la rancœur ».
Bintou Sanogo
Afrikexpress.info
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