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PPA-CI : Le grand reniement ou la stratégie du « plat de lentilles »

C’est un coup de tonnerre dans le ciel ivoirien. Ce samedi, un bout d’interview d’Emmanuel Akack devenu viral sur les réseaux sociaux indique que le Parti des peuples africains, le parti de Laurent Gbagbo, a l’intention de discuter avec les autorités ivoiriennes.

« Nous avons l’intention d’approcher les autorités pas dans un esprit de confrontation mais pour qu’on regarde ensemble ce qui est bon pour notre pays ».

Puis, il ajoute lorsque qu’un journaliste lui demande si le Ppaci reconnaît désormais les résultats des élections et la légitimité d’Alassane Ouattara. « Notre position n’a pas changé. Nous avions dit que nous sommes contre le 4e mandat mais nous sommes devant le fait accompli. Le président de la République exerce le pouvoir et je ne vois pas par quel moyen (…) Sauf insurrection, ce qui n’est pas dans notre ADN », a-t-il dit, gêné.

Nous y voilà. Pourtant, l’on n’avait pas besoin de savoir lire dans le marc d’un café pour comprendre que le ppaci conduisait ses ouailles à un échec certain. Et que le moment venu, il se laverait les mains des conséquences désastreuses de leur stratégie foireuse.

Il n’y a pas encore un mois, le coq n’a pas encore chanté trois fois pour emprunter la formule à la Bible, que les fiers guerriers d’hier qui menaçaient de représailles tout le monde sont déjà à terre.

Or le quatrième mandat vient à peine de commencer. Alassane Ouattara a d’ailleurs donné le ton de ce qu’il sera. C’est-à-dire un mandat sans concession au cours duquel des réformes gouvernementales vont, selon des rumeurs de plus en plus lancinantes, faire sauter la limitation des mandats, tandis que l’organisation des élections reviendrait dans le giron du ministère de l’intérieur…

Tout ça parce qu’il a la quasi totalité du soutien des Ivoiriens. Il a été élu à plus de 89% et a obtenu aux législatives 197 députés, bientôt 198 qui lui permettent de s’autoriser toutes les réformes qu’il veut. C’est ce que l’histoire retiendra, pas le narratif pourri sur la tricherie.

Et c’est maintenant que le Ppaci arpente le mur, cherchant une oreille attentive. Qu’est-ce qu’il espère en allant ainsi à Canosa, toute honte bue ? Avoir quelques postes, un peu d’argent ? Il est possible qu’Alassane Ouattara les lui donne.

Mais désormais, ses dirigeants ne pourront plus dire qu’avoir le bon sens, c’est aller au restaurant, trouver un endroit où les herbes sont plus vertes. Parce que le ppaci lui-même aura abandonné à leur misère plus d’un millier de jeunes qu’il a convaincus de ne pas reconnaître le 4e mandat et encore moins ses autorités. Tout ça pour un plat de lentilles.

Joseph Titi Gnahoua

NB: Le titre est de la rédaction

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