Le groupe TotalEnergies opère un virage stratégique majeur aux États-Unis en renonçant à deux projets d’éolien offshore situés au large de New York et de la Caroline du Nord. Cette décision, annoncée à l’ouverture de CERAWeek au Texas, s’accompagne de la récupération d’environ 928 millions de dollars précédemment versés à l’État fédéral.
Sur scène, le directeur général Patrick Pouyanné, aux côtés du ministre américain Doug Burgum, a officialisé cet accord conclu quelques heures plus tôt. Ces projets avaient été acquis avant le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump, dont l’administration affiche une opposition marquée au développement de l’éolien en mer.
Face à ce contexte politique défavorable, TotalEnergies avait déjà suspendu ses ambitions dans ce domaine fin 2024. Plutôt que d’engager des procédures judiciaires, comme l’ont fait certains acteurs du secteur, Patrick Pouyanné revendique une approche pragmatique, estimant que l’éolien offshore ne constitue plus, dans ces conditions, une solution compétitive sur le marché américain.
Le groupe français entend désormais réallouer l’intégralité des fonds récupérés à de nouveaux investissements aux États-Unis, en privilégiant le gaz naturel liquéfié. Le projet Rio Grande, au Texas, apparaît comme l’axe central de cette nouvelle orientation.
Du côté américain, Doug Burgum a salué ce repositionnement vers des sources d’énergie jugées « fiables, sécurisées et à coût maîtrisé », dans une ligne politique assumée par les Républicains. Une vision résumée par le slogan « Drill, baby, drill », popularisé par Donald Trump, qui traduit la volonté de renforcer l’exploitation des hydrocarbures.
Ce revirement stratégique illustre les tensions persistantes entre politiques énergétiques et impératifs économiques, dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et les enjeux de souveraineté.
Source : phoenix
Views: 2




































