Le directeur pays de Rainforest Alliance, Nanga Koné, accompagné de la Regional communication manager west and central Africa (WACA), Ndeye N. Sarr, a présenté le vendredi 26 juin 2026 à Cocody-Abidjan son rapport annuel 2025 aux hommes de média. Le rendez-vous a permis aux responsables de Rainforest Alliance déchanger avec des journalistes sur la vision de l’organisation sur l’agroforesterie, la certification et les défis auxquels fait face le secteur agricole ivoirien.
Nanga Koné a profité du cadre pour expliquer l’impact du rapport 2025, avant de solliciter les journalistes à accompagner l’initiative. « Nous voulons partager avec la presse le travail que nous réalisons avec les productrices et producteurs de cacao et de noix de cajou, mais également au sein des communautés dans lesquelles nous intervenons pour contribuer à répondre aux questions de la déforestation, du travail des enfants et d’un meilleur revenu pour les femmes et les hommes qui produisent notre cacao et notre noix de cajou », a indiqué le directeur pays.
Poursuivant, M. Koné a fait savoit que la mission dépasse largement le cadre de la certification, du fait qu’elle est une « organisation à but non lucratif qui travaille dans plus de plusieurs pays à travers le monde afin que l’homme et la nature puissent prospérer en harmonie ». Selon lui, c’est fort de cela que la structure collabore avec les communautés, les entreprises et les autorités publiques afin de protéger les forêts, restaurer les écosystèmes, préserver la biodiversité, promouvoir le respect des droits humains, entre autres.
La rencontre avec les médias avait également pour objectif de mettre en lumière les actions menées en Côte d’Ivoire auprès des producteurs de cacao et de noix de cajou. Les préoccupations majeures soulever sont la restauration du couvert forestier ivoirien, fortement affecté au cours des dernières décennies. Pour l’organisation, l’agroforesterie constitue l’un des leviers essentiels permettant de concilier production agricole et préservation des ressources naturelles.
« Nous voulons travailler en collaboration avec le ministère des Eaux et Forêts pour recouvrir le couvert forestier ivoirien. L’objectif pour la Côte d’Ivoire est de recouvrir 20 % de notre couvert forestier d’ici 2030 et Rainforest Alliance veut contribuer à cet objectif », a-t-il ajouté.
Les résultats présentés dans le rapport annuel illustrent l’ampleur des interventions de l’organisation à l’échelle internationale. Rainforest Alliance accompagne aujourd’hui près de 11 millions de producteurs, productrices, travailleurs et travailleuses agricoles dans ses différents programmes. Son label de certification est apposé sur plus de 66 000 produits commercialisés à travers le monde.
Présente en Côte d’Ivoire depuis le début des années 2000, l’organisation internationale à but non lucratif entend poursuivre son engagement en faveur d’une agriculture durable conciliant protection de l’environnement, respect des droits humains et amélioration des conditions de vie des producteurs. Elle intervient dans les régions de l’Indénié-Djuablin, du Moronou et de San Pedro, où elle accompagne les coopératives, les communautés et les partenaires privés dans l’adoption de pratiques agricoles plus durables.
Khelya Mohira
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