Le Conseil National de Sécurité (CNS), réuni le jeudi 17 septembre 2026, sous la présidence du chef de l’État Alassane Ouattara, a dressé un bilan « très positif » de la situation globale dans le pays, tout en lançant un vaste plan d’offensive contre l’orpaillage clandestin et l’insécurité routière.
L’un des premiers motifs de satisfaction réside dans la baisse continue des attaques à main armée, des vols et des cambriolages sur l’ensemble du territoire national. Cette embellie s’explique en grande partie par le déploiement de l’opération ‘’Épervier Spécial’’, lancée début septembre dans les grandes villes de l’intérieur comme Bouaké, Daloa et Korhogo. En 10 jours à peine, le bilan des forces de l’ordre s’avère particulièrement lourd : 56 fumoirs détruits, près de 183 tonnes de médicaments de qualité inférieure ou falsifiés saisies, plus de 3 500 engins confisqués et près de 200 individus conduits devant la justice.
Face à ces avancées, la présidence de la République n’a pas caché sa satisfaction, déclarant que « le Président de la République félicite le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de même que les Forces de Défense et de Sécurité engagées dans cette opération, pour les résultats probants obtenus sur cette courte période ».
Cependant, la réunion a mis en lumière deux points de vigilance majeurs. Le premier concerne la hausse des accidents de la route, qui ont grimpé d’environ sept pour cent en l’espace d’un mois. Le second, plus stratégique, concerne le fléau de l’orpaillage clandestin, contre lequel les préfets de région s’engagent désormais à mener une guerre sans merci afin d’aboutir à une éradication totale d’ici six mois.
Pour atteindre cet objectif ambitieux, les autorités sortent l’artillerie lourde avec la création de vingt et un pelotons de surveillance fluviale, l’augmentation des effectifs du groupement spécial dédié et l’instauration immédiate d’un moratoire de six mois sur la délivrance de toutes les autorisations minières artisanales et semi-industrielles. Un nouveau cadre légal est d’ailleurs en préparation pour alourdir les sanctions pénales, notamment envers les complices financiers et logistiques de ces réseaux.
À terme, le gouvernement souhaite transformer cette crise en opportunité par la réhabilitation écologique des sites détruits et la reconversion des orpailleurs locaux. Dans cet esprit de fermeté et d’anticipation, les plus hautes instances du pays ont précisé que « le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, proposera des mesures en vue de la professionnalisation de la filière aurifère, y compris la formation professionnelle, la reconversion des jeunes, les comptoirs d’achat, la cartographie de notre patrimoine minier et la mise en place de raffineries ».
Georges Badiel
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