Le partenariat couvrira plusieurs domaines liés au bien-être des enfants et des adolescents, notamment la santé, la nutrition, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection de l’enfant, l’égalité des genres, l’action climatique et l’inclusion des enfants en situation de handicap.
Pour le représentant résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean François Basse, cette collaboration repose sur la conviction que « la connaissance ne prend tout son sens que lorsqu’elle améliore concrètement et durablement la vie des enfants, des adolescents, des jeunes et de leur communauté ».
Il a relevé les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire dans plusieurs domaines, notamment la baisse de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, passée de 96 à 74 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 2016 et 2021. Il a également cité l’amélioration de la couverture de la troisième dose du vaccin pentavalent, passée de 90 % en 2020 à 97 % en 2025.
M. Basse a toutefois souligné la persistance de disparités territoriales, particulièrement dans le district des Savanes, où de nombreux enfants restent confrontés à des privations dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la nutrition, de l’accès à l’eau et de la protection.
« Le lieu où naît un enfant ne doit jamais déterminer ses chances d’apprendre, d’être soigné, de bien se nourrir, d’être protégé ou de voir son identité reconnue », a-t-il déclaré, présentant ce partenariat comme un engagement en faveur de l’équité.
Il a souhaité que les travaux de recherche menés à Korhogo contribuent à éclairer les politiques publiques et à apporter des réponses concrètes aux besoins des populations du Poro, du district des Savanes et, plus largement, du nord de la Côte d’Ivoire.
« Une donnée enfermée dans un rapport demeure une information. Lorsqu’elle améliore un service, oriente une politique ou protège un enfant, elle devient un instrument de transformation », a-t-il ajouté.
La présidente de l’UPGC, Pr Coulibaly Aoua Sougo, a indiqué que la signature de ce mémorandum s’inscrit dans la dynamique du nouveau programme de coopération entre le gouvernement ivoirien et l’UNICEF pour la période 2026-2030.
Elle a estimé que le choix de l’UPGC comme partenaire académique traduit la reconnaissance du rôle de l’université comme interface entre le savoir scientifique et les réalités vécues par les populations du Nord, particulièrement les enfants et les jeunes.
« Nous ne partons pas de zéro », a-t-elle souligné, rappelant que les enseignants-chercheurs de l’université, notamment ceux des sciences humaines et sociales, travaillent déjà auprès des communautés du Nord.
La présidente de l’UPGC a annoncé la mise en place d’un point focal universitaire, en lien avec un mécanisme conjoint de gouvernance, afin de faciliter la mise en œuvre du partenariat et l’obtention de résultats concrets et mesurables dans les prochains mois.
Elle a également appelé l’ensemble de la communauté universitaire à s’approprier cet accord, estimant que les enseignants, les étudiants et les autres acteurs de l’université ne doivent pas être de simples bénéficiaires, mais des acteurs à part entière de sa mise en œuvre.
Les deux parties prévoient notamment de mettre en place une gouvernance conjointe, d’élaborer une feuille de route, de définir des résultats prioritaires et des indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés.
Pour Jean François Basse, cette collaboration doit également offrir aux étudiants de nouveaux espaces d’apprentissage, de recherche, d’innovation et d’engagement citoyen, notamment à travers des initiatives d’entrepreneuriat social et des plateformes de participation des jeunes.
La cérémonie a réuni des enseignants-chercheurs, des professeurs, des membres du personnel administratif, des représentants de la société civile, des étudiants ainsi que les autorités préfectorales du Poro, de la Bagoué et du Tchologo.
Aly Benogo OUATTARA / Correspondant régional
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