L’ancien président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Jacques Anouma, est revenu sur une expérience douloureuse vécue en 2012, après son départ de la tête de l’instance fédérale. Invité de l’émission *Nostafoot*, sur Nostalgie Côte d’Ivoire, il a dénoncé le manque de considération dont il estime avoir été victime à la suite du décès de sa mère.
Le milieu du football serait-il marqué par l’oubli de ceux qui ne sont plus aux affaires ? C’est le constat amer dressé par Jacques Anouma, ancien président de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Au cours de son intervention dans l’émission *Nostafoot*, diffusée sur Nostalgie Côte d’Ivoire, l’ancien dirigeant a partagé une anecdote personnelle pour illustrer ce qu’il considère comme l’ingratitude du monde du football.
Les faits remontent à 2012, peu après son départ de la présidence de la FIF. Alors qu’il venait de perdre sa mère, les Éléphants de Côte d’Ivoire étaient en regroupement à Abidjan pour préparer un match programmé le même week-end que les obsèques.
Malgré leur présence dans la capitale économique, aucun membre de la sélection, selon son témoignage, ne lui aurait adressé de message ou passé un appel pour lui présenter ses condoléances.
« À peine après avoir quitté mon poste de président de la fédération, je perds ma mère », a-t-il raconté, avant de souligner l’absence de réactions de la part des acteurs du football ivoirien durant cette période de deuil.
Didier Drogba et Aruna Dindané, les exceptions citées
Dans ce contexte douloureux, Jacques Anouma a toutefois tenu à relever les gestes de solidarité de deux anciens internationaux ivoiriens. Didier Drogba, qui s’apprêtait à prendre son avion, s’est rendu au domicile familial pour lui témoigner son soutien et effectuer un don avant son départ.
Quelques jours plus tard, Aruna Dindané l’a également contacté. Pour l’ancien patron de la FIF, ces deux gestes sont restés parmi les rares marques d’attention reçues à cette occasion.
Ce souvenir l’a conduit à porter un regard critique sur les relations humaines dans le milieu du football, qu’il juge particulièrement ingrates lorsque l’on perd ses responsabilités.
« Ce milieu, une fois que tu le quittes, tu n’existes plus », a-t-il déploré.
Son récit rappelle également que, derrière les fonctions et les responsabilités, les épreuves personnelles demeurent des moments où les gestes de solidarité prennent tout leur sens.
Bintou Sanogo
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