Il y a un contraste saisissant entre l’Asec Mimosas et l’Africa Sports, les deux plus grands clubs de Côte d’Ivoire .
D’un côté, il y a l’Africa. En Ligue 2 depuis six ans mais qui continue de mobiliser sur tous les terrains au point de faire l’actualité tout le temps. En dépit de la présence au purgatoire de leur club, les MAM (nom des supporters Vert-Rouge) sont activement présents dans les gradins partout où leur équipe se produit. De l’autre, il y a les Mimos, chez qui tout va bien selon eux mais qui ont déserté les gradins.
De deux choses l’une. Soit les Actionnaires sont contaminés par le marasme au niveau du football local où des clubs fainéants comme le Stade et le Stella n’arrivent même pas à mobiliser 10 personnes pour un match, soit ils détestent, en secret, la politique de leurs dirigeants. Sinon comment comprendre qu’un club comme l’Asec fasse 1 milliard 700 millions de bénéfices sur une saison, porte son patrimoine de 0 à 50 milliards mais qu’il se produise devant des gradins vides tout le temps ?
Les discours amphigouriques des dirigeants et le vide sidéral sur la scène africaine depuis 1998 participent sans aucun doute à faire stagner la fréquentation des gradins chez les Jaune-Noir. L’un mis dans l’autre, l’Africa cherche à avoir un patrimoine comme l’Asec pendant que le club logé à Gboro Gbata, lui, cherche chez ses supporters le supplément d’âme incroyable et la folie amoureuse des fans Oyés.
Sanh Séverin
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