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Foncier et développement durable : Bruno Koné met en avant les avancées de la Côte d’Ivoire

La deuxième journée des Journées Foncières d’Abidjan (JFA 2026) a été marquée, mardi 6 octobre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, par une table ronde consacrée à la « Gouvernance foncière et au développement durable en Afrique ». La rencontre a réuni des responsables de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la Mauritanie autour des enjeux liés à la gestion des terres, aux réformes engagées et aux perspectives de coopération.
La table ronde des ministres en charge du Foncier et des Finances a notamment permis aux différents pays de confronter leurs expériences et de présenter les réponses apportées aux difficultés rencontrées dans la gestion foncière.
Pour la Côte d’Ivoire, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a mis en avant les progrès réalisés dans la gouvernance du foncier urbain et rural, tout en insistant sur l’importance de l’information des populations.
Pour le ministre ivoirien, la prévention des conflits passe d’abord par une meilleure connaissance des règles et des droits. « Nous avons pu exposer les difficultés de la gestion et de la gouvernance foncières dans nos pays respectifs. Nous avons également présenté les solutions apportées à ces difficultés ainsi que les perspectives pour chacun de nos pays », a-t-il expliqué.
Bruno Koné a souligné les efforts consentis par la Côte d’Ivoire pour renforcer son cadre juridique dans les domaines du foncier urbain et rural. « En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, aussi bien au niveau du foncier urbain que du foncier rural, nous avons aujourd’hui un arsenal juridique relativement robuste et satisfaisant, qui donne des résultats probants », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, cette évolution s’accompagne d’une baisse des litiges.« Tout démontre que l’évolution des litiges est en baisse. Tout démontre également que plus on sécurise, moins on a de litiges », a-t-il affirmé.
Au-delà du cadre juridique, Bruno Koné a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations. Une meilleure compréhension des procédures et des responsabilités des différents acteurs doit, selon lui, contribuer à prévenir les incompréhensions et les conflits.
C’est également l’un des objectifs des Journées Foncières d’Abidjan, qui offrent un cadre d’échanges entre pouvoirs publics, experts et acteurs du secteur.
Le ministre a notamment évoqué les rapports entre détenteurs de droits coutumiers, propriétaires et utilisateurs, ainsi que plusieurs notions qui restent parfois mal comprises, parmi lesquelles le contrat agraire, le certificat foncier et l’arrêté de concession définitive.
« Beaucoup de personnes autour de nous n’appréhendent malheureusement pas complètement ces questions. L’objectif de ces journées est donc de communiquer et de permettre à tout le monde de repartir en ayant appris quelque chose en matière de gouvernance foncière », a-t-il indiqué.
Les échanges ont également donné la parole au Sénégal et à la Mauritanie, qui ont présenté leurs propres expériences en matière de gouvernance foncière.
Le ministre sénégalais Alain Diouf a salué la richesse des discussions et l’intérêt du partage d’expériences entre les pays africains. Il a rappelé que le foncier demeure étroitement lié aux politiques de développement, à l’investissement, à la cohésion sociale et à l’aménagement du territoire.
La Mauritanie a, pour sa part, mis l’accent sur la modernisation de son administration foncière. Mamadou Niang a présenté les réformes portant notamment sur la numérisation des procédures, le recensement foncier et la mise en place progressive d’un cadastre national numérique.
Ces évolutions doivent permettre d’améliorer la connaissance du patrimoine foncier, de mieux protéger les droits des propriétaires et des usagers et de limiter les difficultés liées à l’identification et à la délimitation des parcelles.
À travers leurs différentes expériences, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Mauritanie ont mis en évidence la nécessité de moderniser les outils de gestion foncière, d’améliorer l’information des populations et de renforcer la coopération entre les acteurs.

Kossonou

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