La jeunesse de Gogobro, dans la sous-préfecture de Hiré, entend se mobiliser à partir du 15 septembre 2026 pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« injustice » dans la gestion des retombées minières destinées aux populations locales. Elle envisage notamment une marche pacifique entre Gogobro et Bonikro, avec pour mot d’ordre une mobilisation « en rouge ».
Selon Dadié Arsène, président des jeunes de Gogobro, dix ans après la mise en place du Comité de développement local minier (CDLM), plusieurs engagements en faveur de la jeunesse locale restent, selon lui, sans réponse concrète.
« Dix ans maintenant depuis la création du CDLM, aucun jeune de Gogobro n’a été formé malgré la disponibilité de ce budget », dénonce-t-il. Il relève également l’absence, selon lui, de financement de projets portés par les jeunes ainsi que d’actions significatives en faveur de la promotion de l’emploi des jeunes.
La colère de la jeunesse est d’autant plus vive que Gogobro a, selon son président, mis à la disposition de l’exploitation minière plus de 300 hectares de terres. Ces espaces accueillent notamment des activités liées à la mine de Bonikro, dans une zone où sont utilisés des produits chimiques, dont le cyanure.
Pour les jeunes, cette situation pose la question du partage des bénéfices liés à l’exploitation des ressources minières. Ils estiment subir directement les conséquences de l’activité minière tout en restant en marge des opportunités censées découler des retombées de cette exploitation.
« Nous refusons d’être de simples spectateurs des bénéfices de la mine alors que nous sommes directement les premières victimes », soutient Dadié Arsène.
À partir du 15 septembre, la jeunesse de Gogobro prévoit ainsi de se vêtir de rouge et de brandir des banderoles de la même couleur afin de porter publiquement ses revendications. Une marche légale de Hiré à Bonikro est également annoncée.
À travers cette mobilisation, les jeunes entendent attirer l’attention des autorités administratives, des responsables du secteur minier et des gestionnaires du CDLM sur leurs attentes en matière de formation, de financement de projets et d’accès à l’emploi.
La jeunesse de Gogobro souhaite surtout que les retombées de l’exploitation minière bénéficient davantage aux populations riveraines et contribuent au développement durable de leur localité.
BS
Views: 6






































