Des coopératives d’exploitation artisanale minière ont reçu leurs arrêtés d’exploitation, le 21 août 2026, à Diawala, dans le département de Ouangolodougou, région du Tchologo, au nord de la Côte d’Ivoire.
La cérémonie s’est déroulée en présence du corps préfectoral, des cadres, des élus locaux, des chefs traditionnels, des guides religieux, des opérateurs économiques ainsi que des forces de défense et de sécurité.
À l’issue de la réception des documents officiels, notamment les arrêtés d’exploitation minière délivrés par le gouvernement ivoirien, Coulibaly Bava, président de l’Union des Coopératives Minières de Diawala (UCoMiDia), a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance au gouvernement et au corps préfectoral pour l’obtention de ces documents.
« Nous exprimons notre gratitude et notre reconnaissance au gouvernement, au ministre des mines , de l’énergie et du pétroles du préfets de région, préfet du département de Ouangologouou et au Sous-préfet de Diawala et aux forces de sécurités qui nous ont permis d’obtenir ces documents afin de travailler en toute quiétude. Dix sept coopératives enregistrées et sont en attentes. » a-t-il revelé.
Le président de l’UCoMiDia a invité ses pairs qui exercent encore dans l’illégalité à emprunter la voie de la légalité. Il a également appelé à une mobilisation contre l’orpaillage illégal et ses conséquences sur l’environnement et les populations.
« Ayant pris conscience que l’ orpaillage illégal est devenu un phénomène destructeur à grande échelle de notre patrimoine à tous qu’est la côte d’ivoire , la destruction de nos terres cultivables , la couche d’ozone, la nappe phréatique qui peuvent coûtés cher à la vie de plusieurs familles ainsi que la perte de près de quatre mille milliards de francs CFA chaque année au détriment du budget de l’ État de côte d’ivoire selon des experts , nous avons pensé qu’il est donc grand temps que nous lançons un Cri de coeur à tous nos concitoyens où qu’ils soient sur le territoire ivoirien en leur disant que personne d’autre ne viendra organiser nos jeunes frères ivoiriens en quête d’un lendemain meilleur »
Le président a ajouté : « nous avons décidé de faire de cette sensibilisation une priorité nationale mais particulièrement sous-préfectorale car DIAWALA a nommément été cité, avec le commandant SÉVERIN BOUATINI le premier initiateur de cette lutte pour nous sortir de ce gouffre dans notre localité »
Il a ensuite souligné que « le Sous-préfet SÉVERIN BOUATINI , nos forces de l’ordre de la Brigade de DIAWALA et nous-mêmes , sommes au four et au moulin jour et nuit pour que tout puisse rentrer en ordre à DIAWALA ! Nous sommes déjà à 17 Coopératives officiellement créés et toutes en Union pour une meilleure organisation pour pouvoir travailler avec la FECOMCI ( la Fédération des Coopératives Minières de Côté d’Ivoire) . Jeunes de DIAWALA, prenons donc nos destins en main en nous organisant le mieux que nous pouvons c’est à dire nous rejoindre dans la lutte à la sous-préfecture de DIAWALA en formalisant plus de Coopératives pour légaliser notre gagne-pain si c’est vraiment le métier que nous avons adopté pour sauver notre patrimoine … »
Le président de l’Union des Coopératives Minières de Diawala (UCoMiDia) a conclu par une doléance adressée aux autorités.
« nous sollicitons auprès du ministère des Mines, du pétrole et de l’ énergie : qu’aujourd’hui à DIAWALA tout est bloqué après la création de plus de 17 Coopératives Minières et une Union qui regroupe toutes ces coopératives que nos terres exploitables sont occupés par des permis des industriels tel que la mine d’or de TONGO dans le département de M’bengué qui occupe nos terres par un permis d’un périmètre de 751 km2 qui s’étant de Boundiali jusqu’aux frontières du Mali et du Burkina Faso tout en avalant la sous-préfecture de DIAWALA.. nous sollicitons auprès aux autorités ivoiriennes de nous aider par le biais d’un un couloir minéralisé pour nos coopératives ici à DIAWALA afin que nous puissions continuer à exister dans la légalité, et que nous soyons des ambassadeurs auprès de toutes la jeunesse du Tchologo pour un meilleur avenir dans la légalité ».
Aly Benogo OUATTARA / Correspondant régional
Views: 4




































