Après avoir recouvré la liberté le 16 février dernier, le maire de Lakota, Prince-Arthur Dalli, a retrouvé ses terres et son peuple pour une série de cérémonies marquées par l’émotion et l’engagement politique. Ce samedi 28 février 2026, à Djéléboué, l’élu du PPA-CI a transformé son retour en un vibrant plaidoyer pour ceux qui, contrairement à lui, occupent encore les cellules des prisons ivoiriennes.
Devant les populations de son village natal, le maire n’a pas oublié ses compagnons de lutte. Il a notamment cité le cas de Moïse Lida Kouassi et de son propre chef de cabinet, Ablé Samson, toujours en détention suite aux événements politiques de 2025.
« Faisons tout pour que mon papa Lida et tous les fils de Lakota soient libérés », a-t-il lancé d’emblée.
Porté par l’expérience récente de sa propre incarcération (du 23 janvier au 16 février 2026), il a exhorté le pouvoir en place à un geste d’apaisement global :
« Nous devons lutter pour que tous les fils de Lakota et tous les camarades de mon parti, le PPA-CI puissent sortir de prison. Faisons tous les efforts possibles pour que soient libérés mon papa Lida Kouassi et tous ces jeunes de Lakota dont mon Chef de cabinet Ablé Samson encore en prison. La prison n’est pas facile. Donc je prie les autorités de prendre des mesures pour sortir de prison tous ceux qui ont été arrêtés dans le cadre des élections. C’est mon plaidoyer. »
Pour Prince-Arthur Dalli, l’épreuve carcérale doit servir de catalyseur pour renforcer les liens au sein de la communauté. Au-delà des clivages politiques, il a invité ses administrés à privilégier la médiation et la fraternité pour éviter les déchirements judiciaires.
« La prison, on ne peut la souhaiter à quelqu’un. C’est pas facile. Même entre nous ici, évitons les actions en justice. Règlons nos diffends à l’amiable. Soyons unis. Aidons-nous les uns les autres à avancer. Manifestons de l’amour à nos frères et à nos sœurs », a-t-il insisté avec sagesse.
Le week-end a été jalonné de symboles forts. Arrivé vendredi dans sa commune sous les acclamations, le maire a rejoint le lendemain le canton Opareko. Les habitants de Djéléboué, Niaménakoua et Daligoulilié se sont unis pour célébrer le retour de leur « fils ».
Cette cérémonie de purification visait à laver l’élu des « souillures » de l’enfermement, un rituel traditionnel doublé d’une liesse populaire. Ce rassemblement est intervenu, alors que 11 personnes, arrêtées lors des manifestations contre le 4ème mandat, viennent d’être libérées à Lakota. Un signal positif que le maire souhaite voir se généraliser à l’ensemble du pays.
afrikexpress.info
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