Le membre du bureau politique du PDCI-RDA, Jean-Louis Billon (JBL), a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025 en déposant son dossier ce jeudi 21 août au siège de la Commission électorale indépendante (CEI). Un acte politique fort qui, loin de marquer une rupture avec son parti d’origine, a été l’occasion pour lui de dénoncer ouvertement le mécontentement qui gronde en interne.
Dès 9 heures, le siège de la CEI, situé à Cocody-Angré, a été le théâtre d’une mobilisation de ses partisans, visiblement issus du PDCI-RDA, arborant des t-shirts à l’effigie du parti. À 11h15, Billon, accompagné de plusieurs cadres dont Valérie Yapo et plusieurs autres cadres du PDCI, a franchi le seuil de l’institution. Après une heure de formalités d’usage, il a confié aux journalistes les motivations profondes de sa démarche. « Je viens de déposer mon dossier de candidature à la CEI. C’est l’aboutissement d’un long processus, d’une ambition mûrement réfléchie pour qu’une nouvelle génération prenne bientôt les rênes de la Côte d’Ivoire », a déclaré JBL. Il a insisté sur la nécessité de confier l’avenir du pays à la génération post-indépendance, en mettant l’accent sur la création d’emplois pour les jeunes et en plaçant l’intérêt général au-dessus de tout. « J’ai confiance en l’avenir, en une Côte d’Ivoire forte. Je me suis formaté pour diriger la Côte d’Ivoire, l’amener à bon port et la transmettre à la génération d’après dans une condition bien meilleure », a-t-il affirmé.
Interrogé sur les spéculations concernant sa distance supposée avec le PDCI, l’ancien ministre de l’Industrie n’a pas mâché ses mots. Il a réaffirmé son attachement au parti tout en pointant du doigt sa gestion actuelle. « Le PDCI est mon parti. Je suis un acteur et un membre du PDCI. J’ai ma carte du PDCI. Je suis accompagné d’une dizaine de cadres du PDCI, qui m’accompagnent depuis le départ, qui sont déçus de comment le PDCI est géré aujourd’hui », a-t-il martelé.
Pour lui, sa candidature ne fait pas de lui un dissident, mais le porte-voix d’une frustration partagée. « Quand je vais remporter les élections, c’est un cadre du PDCI qui remportera ces élections. (…) J’ai même été assisté par des militants du PDCI pour obtenir les parrainages », a-t-il ajouté, renforçant l’idée que sa démarche est légitime et soutenue par une partie de l’appareil du parti.
Georges Badiel
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