24 heures après la publication d’un communiqué d’Amnesty International critiquant la condamnation de personnes impliquées dans des troubles liés à la présidentielle d’octobre 2025, la réaction de l’État ivoirien ne s’est pas fait attendre. En effet, le Directeur des Droits de l’Homme, Delbé Zirignon Constant, a apporté un démenti formel aux allégations de l’organisation internationale, fustigeant au passage des jugements de valeur qu’elle estime inappropriés.
Pour l’administration ivoirienne, il est impératif de rétablir la réalité des faits juridiques. Le Directeur des Droits de l’Homme a rappelé que les individus mentionnés par l’Ong ont été poursuivis et condamnés pour des faits précis de troubles à l’ordre public après avoir bénéficié de toutes les garanties d’un procès équitable. « Contrairement aux énonciations du communiqué d’Amnesty International, ces personnes n’ont été ni arrêtées sans fondement, ni condamnées inéquitablement », a martelé Delbé Zirignon Constant, réaffirmant ainsi la solidité de la procédure judiciaire initiale.
L’autorité a également mis en avant le respect scrupuleux de l’indépendance de la justice et du droit au double degré de juridiction consacré en Côte d’Ivoire. Alors que l’organisation internationale semble interpeller directement le pouvoir exécutif, la Direction des Droits de l’Homme a précisé qu’il appartient désormais exclusivement à la juridiction compétente de statuer sur le bien-fondé des appels interjetés par les condamnés. Selon le Directeur, il revient aux juges, et non aux autorités ivoiriennes, de procéder à ce nouvel examen, conformément aux principes de l’État de droit.
Le communiqué officiel s’est par ailleurs montré particulièrement incisif concernant les conditions de détention des femmes enceintes, un point de crispation majeur soulevé par Amnesty International. Rejetant l’idée d’un environnement défavorable, le Magistrat a produit des données chiffrées pour démontrer la prise en charge médicale et sociale des 15 femmes enceintes détenues depuis le début de l’année 2025. Il s’est notamment interrogé sur la sélectivité de l’Ong, qui ne semble se préoccuper que d’une minorité de cas. « Le traitement différencié de personnes se trouvant dans une situation identique est constitutif de discrimination », a-t-il souligné, invitant l’organisation à ne pas faire une fixation sur quelques profils au détriment des autres.
En conclusion de cette mise au point, la Direction des Droits de l’Homme a réitéré son engagement pour une justice équitable, tout en invitant les observateurs internationaux à plus de neutralité.
Georges Badiel
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