Le président du mouvement politique, Aujourd’hui et Demain La Côte d’Ivoire (ADCI), Antoine Assalé Tiémoko, a annoncé avoir reçu une convocation officielle émanant du Procureur de la République.
Ce rendez-vous judiciaire, prévu demain, mercredi 22 avril à 10 heures précises dans les locaux de la Préfecture de police d’Abidjan, suscite déjà de vives interrogations au sein de l’opinion publique, d’autant plus que les motifs réels de cette procédure demeurent officiellement inconnus. L’intéressé lui-même semble naviguer dans l’incertitude quant à l’issue de cette audition.
Dans une déclaration rendue publique par le truchement de sa page Facebook, il s’interroge sur son sort immédiat en se demandant si, au terme de son passage devant les autorités, il pourra regagner son domicile ou s’il fera l’objet d’un placement en détention. Cette situation intervient dans un climat qu’il qualifie lui-même de singulier, rappelant que lors d’une récente session de formation au leadership, il avait évoqué son passé carcéral de 2007 comme une possibilité pouvant se répéter.
Il affirmait alors avec une certaine lucidité que, « au regard de mon engagement citoyen et des combats que je mène depuis plusieurs années, il n’était pas exclu que je sois de nouveau arrêté et emprisonné dans les semaines ou les mois à venir ». Le journaliste et homme politique souligne le caractère presque prophétique de cette convocation, survenue seulement vingt-quatre heures après ses déclarations publiques. Persuadé que ses prises de position dérangent, il n’hésite pas à lier cet événement à son activisme quotidien. Selon ses propres termes, la pression est telle que, désormais, « avec ce que je fais et ce que je dis, chaque jour que je passe en liberté est un événement ».
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Pour lui, cette procédure s’inscrit dans la lignée des tensions observées depuis les événements de Tiassalé, renforçant son sentiment d’être sous une surveillance constante. Alors que le silence demeure du côté des sources officielles, Assalé Tiémoko pointe du doigt des rumeurs persistantes relayées par certains cercles digitaux proches du pouvoir. Ces derniers évoqueraient des soupçons de déstabilisation liés à un récent séjour de l’opposant en France.
Bien qu’il balaie ces accusations du revers de la main, il note que ces publications le placent insidieusement « sous le soupçon de préparation de coup d’État ». Il assure toutefois qu’il compte se présenter devant les enquêteurs « en toute responsabilité », refusant de se dérober à ses obligations civiles malgré l’imminence de la rentrée politique de son mouvement prévue pour le début du mois de mai.
Georges Badiel
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