Accueil A LA UNE UNARTCI : Le bureau sortant démis, un Comité Ad Hoc de transition...

UNARTCI : Le bureau sortant démis, un Comité Ad Hoc de transition prend les commandes

‎« L’UNARTCI ne mourra pas ! » C’est par ce cri de ralliement que N’guessan Célestin Boudou a scellé, ce samedi 25 avril 2026 à Cocody II Plateaux, le début d’une nouvelle ère pour l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI). Face à la paralysie d’une institution historique, le membre-fondateur et porte-parole du tout nouveau comité ad-hoc a annoncé une reprise en main radicale de l’organisation.

‎Le décor était celui d’une mobilisation d’urgence. Le thème, « Relance, restructuration et nouvelle orientation de l’UNARTCI », sonnait comme un ultime recours pour sauver ce qui fut, dès 2006, le socle de l’unité artistique en Côte d’Ivoire. Le constat dressé lors de ce point de presse est sévère. Pour les refondateurs, l’organisation s’est enlisée dans une inertie fatale : mandats expirés, visibilité nulle et disparition du dialogue avec les autorités culturelles. « Force est de reconnaître qu’au fil des années, l’UNARTCI a connu un affaiblissement progressif », a déclaré avec gravité N’guessan Célestin Boudou. « Nous avons noté la perte d’influence dans les grandes décisions touchant au secteur culturel… il était de notre devoir moral et historique d’agir ».

‎La décision immédiate est tombée tel un couperet : le bureau sortant est officiellement démis de ses fonctions. Un  »Comité Ad Hoc de Transition » prend désormais les commandes avec une feuille de route stricte : recenser les membres, rétablir la cohésion et, surtout, organiser une Assemblée Générale Élective que le porte-parole promet « démocratique, inclusive et transparente ». « Dans l’intérêt supérieur de l’Union, les fonctions du bureau sortant prennent fin à compter de ce jour », a-t-il tranché, marquant une rupture nette avec la gestion passée.

‎Loin de se limiter à une simple purge administrative, le comité propose une vision ambitieuse. L’UNARTCI de demain se veut être un levier économique et social, capable d’offrir à ses membres bien plus qu’une simple carte d’adhérent : une mutuelle, un plan de retraite et une protection réelle de leurs droits. « L’UNARTCI nouvelle devra être une organisation moderne, avec une gestion transparente et professionnelle, capable de défendre les artistes auprès des institutions », a souligné le conférencier.

‎N’guessan Célestin Boudou a interpellé l’ensemble de l’écosystème culturel ivoirien, des médias aux partenaires privés, pour accompagner cette « renaissance ». « L’UNARTCI revient aujourd’hui. Elle revient plus forte, plus crédible et plus ambitieuse », a-t-il conclu, laissant entrevoir l’espoir d’un printemps des arts en Côte d’Ivoire.

Georges Badiel 

Views: 141

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici