L’UNJCI a tenu les 6 et 7 juin 2026 à Abidjan son 12e congrès ordinaire électif, sous le thème « Rassemblement et reconstruction ».
Au cœur des débats : l’élection d’une nouvelle direction et la réforme des textes régissant l’organisation.
Dès l’ouverture, le président du comité ad hoc et président du comité d’organisation, Amos BÉONAHO, a lié la crise institutionnelle récente aux insuffisances des textes en vigueur. « Ce congrès doit permettre à l’UNJCI de se doter d’instruments juridiques adaptés aux réalités de notre époque », a-t-il déclaré, appelant la corporation à faire primer l’intérêt collectif.
Représentant le ministre de la Communication, le ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, M. Jean-Louis Moulot a tenu des propos similaires. « Les élections passeront, mais l’UNJCI doit demeurer », a-t-il lancé, rappelant que la précarité, les conditions de travail et la défense des droits des journalistes exigent une organisation forte et crédible.
Le dimanche 7 juin 2026, les votes se sont déroulés sans encombre. Deux scrutins ont sanctionné la journée. Pour la présidence du conseil d’administration, M. Atta Étienne a devancé M. Tchê Bi Tchê avec 243 voix contre 159, sur 408 votants. Pour la présidence du conseil exécutif, c’est Mme. Marie Laure N’Goran qui s’est imposée avec 244 voix face à M. Stéphane BAHI, crédité de 161 voix sur 408 votants.
Un fait historique : Mme. Marie Laure N’Goran devient la première femme élue à la tête de l’UNJCI en 35 ans d’existence de l’organisation. « Quand on est unis, je pense qu’on peut relever assez d’exploits », a-t-elle déclaré.
En clôture, l’ancien ministre de la Communication, M. Sévérin Auguste Mirmont, ancien directeur général de Fraternité Matin, a fixé le cap à la nouvelle présidente.
« Au-delà des sourires à la télé, ce sont des actes concrets que nous attendons de vous », a-t-il affirmé, plaidant pour le respect des journalistes. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Amadou Coulibaly, a salué la résilience de la corporation. « Votre union vient de traverser une tempête, mais aujourd’hui en face de vous je ne vois pas les survivants d’une crise », a-t-il lancé, rappelant que la victoire de la direction élue est « une responsabilité historique » et appelant à un dépassement de soi total des équipes entrante et sortante.
Le congrès a également adopté une résolution prévoyant un congrès extraordinaire consacré à la révision des textes dans la première quinzaine d’août 2026.
Hermann Kouakou
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