L’architecture institutionnelle de la Confédération des États du Sahel (AES) est en passe de franchir une autre étape. Ce lundi à Ouagadougou, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a donné son feu vert aux dirigeants parlementaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour le lancement imminent de la première session parlementaire confédérale.
Reçus en audience dans la capitale burkinabè, les présidents des parlements des trois pays membres sont venus solliciter les orientations directes du chef de l’État. Cette démarche fait suite à l’adoption des textes fondamentaux de l’institution par les Chefs d’État de l’Alliance en décembre 2025 à Bamako.
Selon Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition (ALP) du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a formellement validé le processus. Les autorités parlementaires affirment désormais que la première session de cette nouvelle assemblée interviendra dans les plus brefs délais, marquant un coup d’accélérateur majeur pour l’intégration régionale.
Jusqu’ici portée par des dynamiques principalement exécutives et militaires, la Confédération sahélienne s’apprête à intégrer son volet législatif et citoyen. Ce futur parlement confédéral viendra compléter l’architecture globale de l’AES en assurant une représentation directe des populations du Niger, du Mali et du Burkina Faso.
Au-delà de sa dimension symbolique, cette institution aura pour missions fondamentales d’informer les citoyens de manière transparente sur les grands chantiers en cours au sein de l’espace sahélien, tout en exerçant un contrôle rigoureux sur l’action confédérale.
Georges Badiel
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