Le président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Yaya Fofana, a livré une importante tribune politique intitulée « La République avant les clans », dans laquelle il appelle à une réflexion profonde sur l’avenir de la Côte d’Ivoire, la place des institutions et le renouvellement des élites politiques.
Dans ce texte à forte portée républicaine, le leader du MFA défend l’idée selon laquelle la Côte d’Ivoire doit s’affranchir des logiques de succession personnelle et privilégier la consolidation de ses institutions. « La Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’héritiers du pouvoir ; elle a besoin d’héritiers de la République », affirme-t-il dès l’entame de sa réflexion.
Une défense de l’houphouëtisme comme méthode de gouvernance
S’appuyant sur l’héritage du père fondateur de la Nation, Yaya Fofana présente l’houphouëtisme comme une philosophie de rassemblement plutôt qu’une fidélité à des hommes. Selon lui, les principes de dialogue, de paix, de tolérance et de recherche de l’intérêt général doivent continuer d’inspirer l’action publique.
« L’houphouëtisme authentique ne divise pas les enfants d’un même pays entre initiés et exclus. Il rappelle que la plus grande force d’un dirigeant est sa capacité à unir ce que les passions politiques cherchent parfois à opposer », écrit-il.
Le mérite plutôt que les privilèges
Au cœur de son plaidoyer figure également la question du mérite dans l’accès aux responsabilités. Sans citer de personnalité ou de formation politique, le président du MFA met en garde contre les dangers du favoritisme et de l’entre-soi dans la gestion des affaires publiques.
« Là où le mérite avance, la Nation progresse. Là où le favoritisme s’installe, l’espérance recule », soutient-il, estimant que la qualité de la gouvernance dépend de la capacité des institutions à promouvoir les compétences plutôt que les fidélités.
La jeunesse au centre de l’avenir national
Yaya Fofana consacre une large part de sa tribune à la jeunesse ivoirienne, qu’il considère comme l’héritière naturelle de la République. Il appelle à créer les conditions permettant aux jeunes de croire en leurs chances de réussite grâce au travail, à l’engagement et au talent.
« La plus grande richesse d’un pays n’est ni son sol ni ses ressources ; c’est la confiance que sa jeunesse place dans son avenir », souligne-t-il.
Pour lui, la transmission des valeurs doit primer sur la transmission du pouvoir. « Les grands bâtisseurs ne préparent pas des héritiers de pouvoir ; ils préparent des héritiers de valeurs », insiste-t-il.
Des institutions plus fortes que les hommes
L’un des messages centraux de la tribune réside dans la nécessité de renforcer les institutions républicaines. Yaya Fofana estime que la solidité d’une démocratie se mesure à sa capacité à survivre aux hommes et aux alternances politiques.
« Les dirigeants passent, les partis évoluent, les générations se succèdent ; mais la République demeure lorsqu’elle est portée par des institutions fortes et par des citoyens attachés au bien commun », affirme-t-il.
Il considère que le véritable progrès ne doit pas être uniquement économique, mais également institutionnel, démocratique et moral.
Une réflexion qui se veut au-dessus des clivages
Prenant soin de préciser à plusieurs reprises que son texte ne vise « ni un homme, ni un parti », Yaya Fofana présente sa démarche comme une réflexion sur les principes fondamentaux qui doivent guider l’avenir du pays.
Dans un contexte politique marqué par les débats sur les successions, les générations politiques et la consolidation de la démocratie ivoirienne, cette tribune apparaît comme un appel à placer l’intérêt national au-dessus des considérations partisanes.
En conclusion, le président du MFA résume sa vision par une formule forte : « Le pouvoir est un passage. La Nation est une permanence. La République est notre bien commun. »
À travers cette prise de parole, Yaya Fofana invite les Ivoiriens à privilégier le renforcement des institutions, la promotion du mérite et le rassemblement des compétences afin de construire une Côte d’Ivoire « plus juste, plus unie et plus forte » pour les générations futures.
BS
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