Accueil A LA UNE Tiassalé : Assalé Tiémoko annonce une riposte judiciaire systématique contre la diffamation

Tiassalé : Assalé Tiémoko annonce une riposte judiciaire systématique contre la diffamation

Le maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, a annoncé qu’il engagera désormais des poursuites judiciaires contre toute personne qui portera, selon lui, des accusations diffamatoires ou calomnieuses à son encontre. Dans une déclaration rendue publique, l’élu affirme vouloir mettre fin à ce qu’il qualifie de campagnes de dénigrement à des fins politiques et électoralistes.

Journaliste d’investigation durant quinze ans avant son entrée en politique, Assalé Tiémoko rappelle avoir toujours exercé son métier dans le respect des règles déontologiques. Il affirme avoir systématiquement donné la parole aux personnes mises en cause dans ses enquêtes et n’avoir jamais été condamné pour une publication mensongère ou diffamatoire.

« Lorsque les preuves existent, j’affirme. Lorsqu’elles sont insuffisantes, je nuance », souligne-t-il, précisant que plus de 200 enquêtes ont été publiées au cours de sa carrière, certaines ayant conduit à des poursuites judiciaires contre les personnes mises en cause.

Revenant sur son parcours politique, le maire de Tiassalé, également ancien député, assure que ses prises de position ont toujours reposé sur des faits établis. Il dit connaître les réalités de la vie politique, qu’il décrit comme un univers où « la mauvaise foi et les attaques gratuites prospèrent trop souvent ».

Assalé Tiémoko affirme par ailleurs qu’il n’a jamais financé ni encouragé de campagne de diffamation contre son prédécesseur à la tête de la mairie, Sylla, alors que le RHDP dirigeait la commune. Il assure avoir toujours entretenu des relations respectueuses avec ce dernier et revendique avoir fait preuve de patience et de retenue face aux attaques dont il dit être victime depuis plusieurs années.

Le maire rappelle également qu’il n’a pas été le premier acteur politique de Tiassalé à recourir à la justice. Selon lui, plusieurs de ses collaborateurs avaient déjà fait l’objet de plaintes devant la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) et le tribunal de Tiassalé, sans qu’il n’exploite ces procédures sur le terrain politique.

Estimant que certains lui reprochent aujourd’hui d’exercer les mêmes droits que ses adversaires, il dénonce des « postures hypocrites » et une « mémoire sélective ».

Le premier magistrat de la commune annonce désormais un changement de cap. « Je ne laisserai plus rien passer », affirme-t-il, avant d’ajouter : « Critiquer la gouvernance d’un maire est un droit. Dans une démocratie, c’est même une nécessité. Mais aucune accusation ne peut être portée sans preuve. À défaut, lorsqu’il s’agira de diffamation ou de calomnie, je déposerai autant de plaintes que nécessaire, et chacune de ces procédures sera menée jusqu’à son terme. »

Assalé Tiémoko indique enfin qu’il assume lui-même les procédures judiciaires engagées à son encontre « dans le cadre de l’État de droit » et estime qu’il n’existe « aucune raison d’accepter plus longtemps que l’on me diffame quotidiennement sans réagir ».

Pour le maire de Tiassalé, si la démocratie garantit la liberté de critique, elle « ne garantit pas le droit de mentir pour nuire à des fins politiciennes et électoralistes ».

BS

Views: 3

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici