Le Challenger ATP 75 d’Abidjan franchit un cap et confirme son ambition de s’installer durablement sur le circuit international. À la tête de l’organisation, Arzel Mevellec salue les avancées enregistrées depuis la première édition, marquées par une nette progression sur les plans technique et organisationnel.
« L’année dernière, c’était la première édition. On a organisé deux ATP 50 et le bilan était très positif », a rappelé l’organisateur. Il précise que les retours des instances de l’ATP ont été encourageants : « Ils ont estimé que le tournoi était au-dessus des standards ATP 50. »
Cette reconnaissance a permis au tournoi de monter en catégorie, au terme d’un processus exigeant. « Ce n’est pas si facile. Il a fallu se battre avec les instances pour intégrer un ATP 75 dans le calendrier mondial », a-t-il confié, évoquant également des démarches auprès des joueurs pour promouvoir le projet africain.
La qualité des infrastructures a joué un rôle déterminant dans cette évolution. « L’hôtel est juste à côté du site, connecté aux terrains. Cela évite les déplacements, surtout à Abidjan où il y a beaucoup d’embouteillages », a-t-il souligné. Un avantage logistique qui améliore les conditions de jeu et le confort des participants.
Des efforts ont aussi été réalisés pour répondre aux exigences de l’ATP. « La garantie pour passer en ATP 75, c’était de rénover le court central. Cela a été fait », a indiqué Arzel Mevellec, mettant également en avant la qualité des installations et des services proposés.
Sur le plan sportif et financier, cette montée en grade se traduit par une revalorisation significative des gains. Le vainqueur repartira avec 75 points ATP et environ 10,2 millions de FCFA (contre environ 5,4 millions de FCFA lors des ATP 50). La dotation globale du tournoi passe ainsi d’environ 37,8 millions de FCFA à 64,2 millions de FCFA, renforçant l’attractivité de la compétition.
Le tournoi se distingue également par sa dimension internationale, avec 15 à 16 nationalités représentées dans le tableau final en simple, et jusqu’à 25 nationalités en incluant le double.
Enfin, l’organisateur reste attentif à la qualité du spectacle. « Il faut espérer une belle finale comme l’année dernière. L’histoire peut se réécrire », a-t-il conclu.
Avec son passage au format ATP 75, Abidjan s’impose progressivement comme une étape crédible du tennis professionnel, contribuant au développement de la discipline sur le continent africain.
Kossonou
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