Le ton monte dans les universités publiques ivoiriennes. Réuni en session extraordinaire, le Syndicat Autonome pour Garantir l’Épanouissement des Enseignants-chercheurs et Chercheurs (SAGEC) a publié, ce 10 avril 2026, une motion de protestation aux allures d’ultimatum. Pointant du doigt une gestion qu’il qualifie d’irresponsable, le syndicat lance une mobilisation nationale qui débutera à Bouaké le 22 avril prochain.
Sous la plume de son Secrétaire Général National, le Dr KOBA Louis Marius, le SAGEC dénonce une dégradation sans précédent des conditions de vie des universitaires. Le syndicat dresse une liste noire des manquements financiers :
Salaires : Des retards de paiement jugés « systémiques » et injustifiables depuis 2022.
Primes et rappels :Accumulation d’impayés concernant les primes de recherche et les rappels liés aux promotions CAMES.
Nouvelles recrues :Retards critiques dans le règlement des droits des jeunes enseignants-chercheurs.
Actes académiques : Non-paiement des émoluments dus pour les soutenances de thèses.
Au-delà des simples revendications pécuniaires, le SAGEC s’attaque aux racines du mal : **le mode de désignation des dirigeants universitaires**.
Nous assistons à une gestion financière défaillante et désordonnée », fustige la motion.
Pour y remédier, le syndicat exige le retour à un processus électoral pour le choix des Présidents d’Universités et Directeurs d’Instituts, afin de mettre un terme aux nominations discrétionnaires qu’il accuse de favoriser l’incompétence.
Fidèle au slogan « Seule la lutte libère », le SAGEC entame une phase d’actions concrètes :
Objectif central : Obtenir l’adoption effective du Statut Particulier de l’enseignant-chercheur.
Lancement des hostilités :Un grand meeting éclaté se tiendra le **mercredi 22 avril 2026 à 10h**, sur l’esplanade de la présidence de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Avertissement :Le syndicat prévient qu’en l’absence de réponses concrètes, il déploiera toute la panoplie des actions syndicales légales.
L’ombre d’une paralysie plane désormais sur l’année académique. Si les autorités de l’Enseignement Supérieur ne rectifient pas le tir, le bras de fer engagé par le Dr KOBA Louis Marius pourrait bien transformer les campus en foyers de tension durable.
BS
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