Après le début du mois de Ramadan (carême) et du jeûne observé par les chrétiens et les musulmans partout en , Yéo Allassane, président central de tous les marchés de la commune de Korhogo — dont le marché principal et douze petits marchés opérationnels dans les différents quartiers du nord du pays — a animé un point de presse le 23 février 2026 dans ses bureaux situés au sein même du marché central.
Il a profité de cette rencontre avec la presse pour inviter les usagers, commerçants formels et informels, à libérer les routes et les trottoirs qui entourent ces pôles économiques, dénonçant un danger imminent.
Il était entouré des membres de son bureau, notamment :
- Yéo Dramane, vice-président ;
- Soro Madoudj, trésorier général ;
- Mme Coulibaly Rokia, trésorière adjointe ;
- Silué K. Adama, secrétaire général ;
- Coulibaly Minga, secrétaire général adjoint ;
- Soro Nahouala, coordonnateur ;
- Fofana Issouf, coordonnateur adjoint.
En effet, pour le président central des marchés, le marché principal « Tchédal » est le moteur économique qui fait tourner la ville de Korhogo. Véritable pôle économique depuis belle lurette, il constitue la principale source de revenus pour de nombreuses familles.
« Certes, chacun se bat chaque jour pour avoir sa pitance. Mais ils doivent aussi comprendre que nous sommes grandement exposés aux accidents de la circulation en occupant anarchiquement les trottoirs et les chaussées où circulent quotidiennement de gros camions, des cars et des véhicules de transport de passagers et de marchandises. Ces routiers traversent le marché pour se rendre aux frontières voisines avec des marchandises et du carburant en provenance des ports d’Abidjan et d’autres villes du sud vers le nord ivoirien. Le danger est permanent à l’horizon. Il est bon de venir tôt faire son commerce, mais il est aussi important de rentrer chez soi le soir en bonne santé », a-t-il déclaré.
Il a sollicité le soutien et l’appui des autorités administratives et communales pour des actions plus fermes :
« Que les forces vives de la ville et les décideurs prennent des mesures concrètes, allant même jusqu’à la répression, dans l’intérêt du marché et des populations. Les quatre coins du marché principal sont envahis et plongés dans un désordre permanent, du lever au coucher du soleil. »
« L’autorité administrative et l’autorité communale ont chacune leur part de responsabilité. Moi, en tant que président central des marchés, je n’ai pas de pouvoir de répression, seulement des moyens de sensibilisation, qui ne suffisent pas à éradiquer l’incivisme. Ce problème existait bien avant le mois de carême, favorisé par un laisser-aller généralisé. Chacun pense que tout est permis sans être inquiété », a-t-il ajouté.
Yéo Allassane a également évoqué la forte augmentation du nombre de commerçants à la suite des crises survenues dans certains pays voisins :
« En raison de l’insécurité dans certains pays limitrophes, qui a entraîné l’arrivée de demandeurs d’asile, la population du marché principal a doublé, voire triplé. Chacun se mobilise pour le grand marché. C’est la grande machine qui fait vivre les populations de la ville. »
Il a insisté sur la nécessité d’une présence effective des autorités aux côtés des responsables du marché pour appuyer les actions de sensibilisation :
« Lorsque nous exigeons quelque chose et que nous avons le dos tourné, les mauvaises habitudes reprennent aussitôt. »
Des visites inopinées ont été effectuées à l’intérieur du marché principal après la conférence de presse.
Aly Benogo OUATTARA
Correspondant régional.
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