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«Je ne quitterai pas le PPA-CI, contrairement au souhait de certains, et je…», Stéphane Kipré

Au lendemain du premier congrès ordinaire du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et de la fête de la Renaissance, le verdict est tombé pour Stéphane Kipré. Pour avoir bravé le mot d’ordre de boycott de sa formation politique lors des élections législatives de décembre 2025, le député de Gboguhé et Zahibo écope de la sanction la plus lourde : dix-huit (18) mois de suspension de toute activité et élection interne. Loin de claquer la porte, l’ancien Premier Vice-président exécutif prend acte et choisit la résilience.

Dans une déclaration publiée à la suite du congrès qui a vu la reconduction de l’ancien président Laurent Gbagbo à la tête du parti, Stéphane Kipré a brisé le silence. Victime, selon ses mots, « d’attaques venant de toutes parts » et de « procès d’intention » en amont de cette messe politique, le parlementaire fait face à la tempête avec gravité.

Sa suspension pour un an et demi découle directement de la procédure disciplinaire enclenchée par les instances du parti à la suite de sa candidature, victorieuse, sous la bannière d’indépendant aux législatives de fin 2025, un scrutin boycotté par la direction du PPA-CI.

« Je comprends, à travers cette sanction la plus lourde, le poids des responsabilités qui étaient les miennes c’est-à-dire membre du CSP, Premier Vice-président exécutif », a-t-il admis, affirmant vouloir accepter cette décision « avec dignité ».

Alors que certains observateurs prédisaient une rupture définitive ou une adhésion à une autre formation politique, Stéphane Kipré prend le contre-pied des spéculations. Il réaffirme son ancrage au sein de la famille de la gauche ivoirienne. « Je ne quitterai pas le PPA-CI, contrairement au souhait de certains, et je resterai debout », martèle-t-il.

Tout en saluant le sacrifice de Laurent Gbagbo, qui a accepté de rempiler à la tête du parti à l’âge de 81 ans, le député rappelle une vérité crue entendue lors du congrès : le leader historique ne fera pas le travail à la place des militants.

Pour l’homme d’affaires et homme politique, cette mise à l’écart forcée des instances de décision ne sera pas synonyme d’effacement. Stéphane Kipré compte mettre à profit cette période pour faire son bilan, mais aussi pour rompre un silence de plusieurs années qu’il confie avoir eu du mal à porter.

Il prévient d’ores et déjà ses camarades et ses détracteurs : Un temps d’écriture et de réflexion, pour poser un diagnostic clair sur ses forces et ses axes d’amélioration.

S’il ne participera à aucune instance officielle, il continuera à donner son avis sur la vie du parti. « Le militant que je suis peut être suspendu […], mais il ne peut pas être suspendu de sa conscience », insiste-t-il.

Son mandat parlementaire lui servira de canal pour continuer à porter la voix du peuple ivoirien.

En affichant sa reconnaissance envers le Conseil de discipline, le Comité stratégique et politique (CSP) et le président Gbagbo, Stéphane Kipré désamorce la crise par le haut. Il donne rendez-vous à sa famille politique dans 18 mois, promettant un retour réfléchi et restructuré. Une posture qui prouve que, même sur la touche, le député de la Nation entend bien rester un acteur incontournable de l’échiquier politique ivoirien.

Bintou Sanogo

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