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Priorité Afrique et Horizon UNESCO80 : Le Groupe Afrique définit ses ambitions pour le biennium 2026-2027

Lors de l’ouverture de la 224e session du Conseil exécutif de l’UNESCO, la voix de l’Afrique a résonné avec une clarté stratégique sous l’égide de Son Excellence Madame Ramata BAKAYOKO-LY. En sa qualité d’Ambassadeur, Déléguée permanente de la Côte d’Ivoire et Vice-Présidente du Conseil exécutif pour le Groupe Afrique V(a), elle a porté une vision ambitieuse pour l’avenir de l’Organisation.

L’Ambassadeur a tenu à saluer la dynamique de transformation impulsée par le Directeur général. Le Groupe Afrique soutient pleinement l’**Initiative UNESCO80**, perçue comme le levier d’une gouvernance renouvelée autour de trois piliers fondamentaux :

L’efficience institutionnelle pour une gestion plus agile.

L’examen rigoureux de l’exécution du mandat pour garantir l’impact des actions.

Les ajustements structurels indispensables à la modernité.

« Elle a, à cette occasion, réaffirmé l’attachement du Groupe Afrique aux priorités fondamentales de l’UNESCO, en particulier la Priorité Afrique, l’égalité de genre, les petits États insulaires en développement et la jeunesse. »

L’intervention a mis en exergue la pertinence du Programme et budget 2026-2027 révisé. Ce cycle se distingue par une capitalisation des acquis passés et une projection audacieuse vers les défis du futur :

Sanctuarisation des ressources pour les priorités globales.

Renforcement du dispositif hors siège, au plus près des réalités de terrain.

Investissements clés dans les domaines de l’éducation, de la culture, et des nouvelles frontières technologiques (transformation numérique, gouvernance de l’IA, éducation aux médias).

Concernant la stratégie de gestion des ressources humaines (2023-2027), Madame BAKAYOKO-LY a reconnu des progrès significatifs tout en traçant une feuille de route pour les années à venir. L’accent doit être mis sur :

Une répartition géographique équitable au sein des effectifs.

Le renforcement des capacités des bureaux locaux et des instituts de catégorie 1.

L’implication accrue des commissions nationales et des réseaux de savoir.

Dans un monde traversé par des zones de turbulences et une remise en question de la coopération internationale, l’Ambassadeur a rappelé que l’Afrique demeure un pilier du multilatéralisme. Elle a toutefois insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre la rigueur administrative et l’agilité opérationnelle.

Pour répondre aux défis spécifiques du continent, elle a préconisé :

Le financement innovant pour pallier les manques budgétaires structurels.

L’excellence statistique pour mieux piloter les politiques publiques.

L’inclusion de la jeunesse non plus comme bénéficiaire, mais comme actrice centrale de la conception des programmes.

« Enfin, face à l’imbrication des crises à l’échelle mondiale et à leurs répercussions sur les économies africaines, l’Ambassadeur a souligné le rôle essentiel de l’UNESCO, dont l’autorité morale et la vocation universelle doivent continuer de soutenir des réponses durables. »

BS

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