La lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation des mineurs vient de marquer un point décisif en Côte d’Ivoire. Lors d’une opération ciblée menée le jeudi 2 juillet 2026, les services spécialisés de la Police nationale ont réussi à neutraliser les activités d’un réseau de trafiquants.

Cette intervention s’est soldée par l’arrestation de deux suspects et la mise en sécurité de huit personnes qui s’appêtaient à être exploitées dans le secteur agricole. C’est précisément au corridor de Daliguépa, situé sur l’axe routier reliant Gagnoa à Oumé, que le coup de filet a eu lieu aux alentours de 18 heures. Les agents de l’antenne de Divo, rattachés à la Sous-direction de lutte contre le trafic, l’exploitation d’enfants et de la délinquance juvénile, ont intercepté les victimes alors qu’elles voyageaient à bord d’un car de transport en commun.
Les premiers éléments de l’enquête révèlent que les huit ressortissants burkinabè, parmi lesquels se trouvent trois mineures et cinq adultes, avaient été recrutés dans leur pays d’origine. Leur voyage avait pour but final de les acheminer vers des plantations de cacao situées dans la localité de Gogné, au sein du département de Lakota, afin d’y être soumis au travail de la terre.
L’efficacité des investigations a permis de capturer rapidement deux maillons essentiels de cette chaîne criminelle. Les policiers ont ainsi appréhendé le recruteur ainsi que l’individu qui devait superviser l’exploitation des victimes à leur arrivée sur les sites de production. Alors que les deux mis en cause s’apprêtent à être déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de Gagnoa pour répondre de leurs actes, les huit rescapés ont immédiatement été confiés aux structures compétentes pour recevoir une prise en charge adaptée.
LIRE AUSSI : Lutte contre le travail des enfants: Le CNS sensibilise les populations de Tiémélékro
Ce succès opérationnel met en lumière la vigilance constante des forces de sécurité ivoiriennes face aux réseaux criminels. Il s’inscrit directement dans la stratégie nationale insufflée par la Première Dame, Dominique Ouattara, qui préside le Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants. Son engagement de longue date a permis de structurer un dispositif national performant, alliant la prévention sur le terrain au renforcement juridique, pour veiller à ce que chaque mineur puisse grandir dans un environnement protecteur et loin de toute forme de maltraitance.
Georges Badiel
Views: 3




































