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Assemblée générale extraordinaire : les membres fondateurs de l’EERCI réclament la levée de l’interdiction frappant leur Église

Les membres fondateurs de l’Église Évangélique de Réveil de Côte d’Ivoire (EERCI) ont animé une conférence de presse, vendredi 3 juillet 2026 à Cocody-Angré, à Abidjan, afin de présenter les conclusions de la première journée de leur Assemblée générale extraordinaire (AGE), organisée les 3 et 4 juillet 2026, et de faire le point sur la crise institutionnelle qui affecte leur Église.

Placée sous la coordination du Dr Tah Glao Aquilas, coordinateur de l’EERCI Côte d’Ivoire/Europe, cette rencontre avec la presse visait à expliquer les motivations de l’Assemblée générale extraordinaire, convoquée, selon les organisateurs, pour apporter une réponse statutaire et juridique à la crise de gouvernance que traverse l’Église depuis plusieurs mois.
Le révérend Douosson Martin, l’un des doyens des membres fondateurs, a rappelé que l’EERCI s’était construit dans un esprit d’unité et de fraternité. Il a indiqué que des divergences étaient progressivement apparues autour de la gouvernance de l’Église, certains responsables étant accusés, selon lui, de vouloir s’attribuer des prérogatives contraires aux textes de l’organisation.
Le coordinateur chargé de l’information et de la communication de l’EERCI a, pour sa part, rappelé que depuis le 10 septembre 2024, un télégramme du ministère de l’Intérieur interdit les activités de l’Église Évangélique de Réveil de Côte d’Ivoire sur l’ensemble du territoire national, tandis qu’une autre organisation, dénommée « Église du Réveil International », est reconnue comme représentante de cette communauté religieuse.
Les membres fondateurs contestent cette décision. Ils affirment n’avoir jamais participé à une Assemblée générale extraordinaire ayant approuvé une modification des statuts, de la dénomination ou du logo de l’EERCI. Selon eux, cette reconnaissance administrative repose sur des actes qu’ils jugent contraires aux dispositions statutaires de leur Église.
Au cours de la conférence de presse, les responsables ont également retracé l’histoire de l’EERCI, fondée en 1982 par le feu pasteur Jean Glao, après la séparation avec l’Église Évangélique du Sud-Ouest de Côte d’Ivoire (UESSO ). Ils ont salué l’œuvre du fondateur, qu’ils présentent comme l’un des pionniers du mouvement évangélique charismatique en Côte d’Ivoire. Ils ont toutefois reconnu que le décès du pasteur Jean Glao, en 1988, a été suivi de plusieurs crises de gouvernance qui ont fragilisé l’institution.
À l’issue de cette première journée de travaux, les membres fondateurs disent avoir adopté plusieurs résolutions visant à rétablir la légalité statutaire de l’EERCI, à préserver son identité historique et à renforcer sa gouvernance. Ils soutiennent que leur démarche est conforme à l’Ordonnance n° 2024-368 du 12 juin 2024 relative à l’organisation de la société civile ainsi qu’aux statuts de l’Église.
Les membres fondateurs ont également lancé un appel aux autorités en vue de la levée de la mesure interdisant les activités de l’EERCI sur toute l’étendue du territoire national. Ils affirment détenir des éléments de preuve qu’ils estiment probants pour établir la légalité de leur organisation et disent être disposés à les présenter aux autorités compétentes.
Ils ont enfin invité les fidèles ainsi que l’opinion publique à soutenir les démarches entreprises pour préserver l’identité, l’unité et les valeurs fondatrices de l’Église.
Cette version respecte davantage les règles de l’écriture journalistique en attribuant clairement les affirmations aux membres fondateurs de l’EERCI lorsqu’elles sont susceptibles d’être contestées.

Kossonou

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