À la suite de l’annonce de la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI) par le Conseil des ministres, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a réagi à travers une déclaration officielle rendue publique le jeudi 7 mai 2026 à Abidjan.
Dans ce communiqué signé par son porte-parole, Me Serge Ouraga, le parti dirigé par Charles Blé Goudé dit « saluer » la décision du gouvernement, qu’il considère comme « une reconnaissance implicite de la crise de confiance » qui entourait la CEI depuis plusieurs années.
Une réforme réclamée de longue date
Le COJEP rappelle que son président n’a cessé d’alerter sur la nécessité de mettre en place un organe électoral « impartial, crédible et capable de rassurer l’ensemble des acteurs politiques ». Pour le parti, la dissolution de la CEI ouvre désormais la voie à un processus devant conduire à la création d’une institution électorale véritablement indépendante.
Selon le gouvernement, cette décision vise à instaurer un nouveau mécanisme de gestion des élections afin de garantir des scrutins « apaisés » et une paix durable en Côte d’Ivoire.
Le COJEP estime toutefois que le véritable enjeu réside désormais dans « la nature, la composition, les missions et le fonctionnement » de la future structure appelée à remplacer la CEI.
Les conditions d’un organe crédible
Dans sa déclaration, le parti énumère plusieurs principes qu’il juge indispensables à toute réforme électorale crédible en Côte d’Ivoire. Parmi eux figurent :
la création d’un organe électoral totalement indépendant ;
l’exclusion de toute influence directe ou indirecte des partis politiques ;
la désignation de personnalités reconnues pour leur compétence, leur intégrité et leur neutralité ;
un fonctionnement transparent et conforme aux exigences démocratiques ;
ainsi qu’un consensus issu d’un dialogue politique « sincère, inclusif et constructif ».
Le COJEP met également en garde contre toute tentative de contrôle du futur système électoral par le pouvoir en place, estimant que la nouvelle institution ne devra être ni « un moyen détourné de contrôle » ni « un recul démocratique ».
« La confiance avant tout »
Pour le parti de Charles Blé Goudé, la crédibilité d’un système électoral ne dépend pas uniquement de l’existence d’une institution, mais surtout de la confiance qu’elle inspire aux citoyens et aux acteurs politiques.
« Cette confiance ne saurait naître sans inclusivité, sans équité, sans neutralité institutionnelle et sans respect effectif des droits politiques de tous », souligne le communiqué.
Le COJEP conclut sa déclaration par un appel à préserver la paix et la stabilité du pays : « Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire ».
BS
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