Le quartier Selmer, dans la commune de Yopougon, s’apprête à vibrer au rythme de la troisième édition du Festival Selmer en Fête. Bien plus qu’un rendez-vous festif, l’événement se présente comme une véritable plateforme d’actions sociales, sanitaires et économiques au bénéfice des populations.
Face à la presse, le samedi 4 juillet 2026, le commissaire général du festival, Ladé Yves, plus connu sous le nom de Yves de Paris, a dévoilé les grandes articulations de cette édition, tout en rappelant la vocation première de cette initiative citoyenne.
« Le festival est avant tout une œuvre sociale. Il est né de la volonté des fils et filles de Selmer de se mettre ensemble pour venir en aide à 100 familles vulnérables de notre quartier », a-t-il déclaré.
Selon lui, le projet a progressivement pris de l’ampleur pour devenir un événement fédérateur réunissant plusieurs secteurs de Yopougon, notamment la Rue Princesse, les environs de la mairie et de la pharmacie Bel Air, avec pour ambition de renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Pendant trois jours, plusieurs activités seront organisées. Le coup d’envoi sera marqué par l’opération « Selmer Propre », menée en partenariat avec l’ANAGED autour du thème « Solidarité et entraide ». Cette campagne de salubrité comprendra le nettoyage du quartier et l’installation de poubelles afin d’améliorer durablement le cadre de vie des habitants.
La santé figurera également parmi les priorités de cette édition. En collaboration avec la CNAM, un camion mobile sera déployé pour l’enrôlement des populations à la Couverture Maladie Universelle (CMU). « L’année dernière, plus de 500 personnes ont été enrôlées grâce au festival. Cette année, nous voulons faire encore mieux », a assuré Yves de Paris.
Les festivaliers bénéficieront également d’un dépistage gratuit des maladies métaboliques, notamment du diabète, ainsi que d’une distribution de vivres et de non-vivres destinée aux familles vulnérables.
Au-delà du volet social, le Festival Selmer en Fête entend stimuler l’économie locale. Un vaste village gastronomique réunira des restaurateurs et vendeurs de spécialités ivoiriennes, notamment de garba, de placali, de poisson braisé, de poulet grillé et bien d’autres mets.
Les exposants pourront acquérir un stand au tarif de 50 000 FCFA pour les trois jours. Cette formule comprend un stand équipé, une table, des chaises, l’électricité ainsi qu’une présentation quotidienne sur la scène officielle pour promouvoir leurs activités.
À travers cette troisième édition, les organisateurs ambitionnent de démontrer qu’un festival peut être un puissant levier de développement communautaire, où solidarité, santé, culture et entrepreneuriat se conjuguent au service des populations.
Korahi Samson
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