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ADCI : Un membre fondateur quitte le mouvement et dénonce un manque de cohérence entre les discours et les actes

L’ancien membre fondateur et ancien Secrétaire national chargé de la Diaspora d’ADCI, Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, a annoncé sa démission et son retrait définitif du mouvement. Dans une lettre adressée au président de l’organisation, il évoque notamment la mise en place du nouveau Bureau exécutif national, dont il dit avoir appris la composition sur Facebook, et exprime ses réserves sur le fonctionnement interne de la structure.

 

Le mouvement politique ADCI, Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, enregistre le départ de Gbahi Augustin Gadji. Ancien membre fondateur et ancien Secrétaire national chargé de la Diaspora, il a annoncé sa démission et son retrait définitif de l’organisation dans une lettre adressée à son président.

 

À l’origine de cette décision, selon l’intéressé, figure notamment la publication du communiqué annonçant la mise en place du nouveau Bureau exécutif national du mouvement. Gbahi Augustin Gadji affirme avoir découvert cette information sur Facebook, le jeudi 29 octobre 2026, à travers une communication lue par le Secrétaire exécutif d’ADCI.

 

Cette manière de prendre connaissance d’une décision aussi importante l’aurait conduit à s’interroger sur la place accordée aux militants et aux collaborateurs dans le fonctionnement de l’organisation, ainsi que sur les principes de participation citoyenne défendus par le mouvement.

 

Un désaccord sur les principes de gouvernance

 

Dans sa lettre, Gbahi Augustin Gadji rappelle avoir contribué à la création d’ADCI avec la conviction de participer à l’émergence d’une nouvelle manière de faire la politique en Côte d’Ivoire. Il évoque un engagement nourri par des réflexions et des activités de terrain dans plusieurs villes, villages et hameaux du pays.

 

Son ambition, explique-t-il, était de contribuer à la construction d’une société dans laquelle les idées, les compétences, la responsabilité et le mérite occuperaient une place centrale, au-delà des considérations personnelles.

 

Il souligne également l’importance de son engagement en faveur de la diaspora ivoirienne, qu’il présente comme une composante essentielle de la vie nationale. Pour lui, le développement de la Côte d’Ivoire passe nécessairement par la participation de toutes ses forces vives, indépendamment de leur origine ou de leur lieu de résidence.

 

Toutefois, l’ancien responsable estime que les principes de démocratie, de transparence et de participation citoyenne doivent d’abord être appliqués au sein des organisations qui les défendent publiquement.

 

« La cohérence entre les discours et les actes est, à mes yeux, le premier devoir de tout engagement politique et citoyen », fait-il valoir dans sa lettre.

 

Sans dissimuler son désaccord avec certaines pratiques internes, il affirme ne plus se reconnaître pleinement dans le fonctionnement de l’organisation et considère ne pas pouvoir poursuivre cette aventure collective au détriment des principes qui ont motivé son engagement initial.

 

Un retrait politique, mais pas citoyen

 

Gbahi Augustin Gadji tient cependant à préciser que son départ d’ADCI ne constitue pas un renoncement à ses convictions ni à son engagement pour le développement de la Côte d’Ivoire.

 

Il affirme vouloir poursuivre son action en faveur du Lôh-Djiboua, de Lakota, des communautés locales et de la diaspora ivoirienne. Il entend également continuer à défendre la participation citoyenne, à dénoncer les injustices et à contribuer à la construction d’un pays plus juste, plus démocratique et plus solidaire.

 

Pour lui, l’appartenance à une organisation politique ne saurait constituer une condition indispensable à la poursuite d’un engagement au service de la nation.

 

« Les organisations politiques sont des cadres d’engagement. Elles ne sont ni propriétaires de nos convictions, ni détentrices exclusives de notre patriotisme », affirme-t-il.

 

Une démission à effet immédiat

 

En conclusion de sa lettre, l’ancien membre fondateur demande au président d’ADCI de prendre acte de sa démission et de son retrait définitif de toute responsabilité et de toute appartenance au mouvement, à compter de la réception de sa correspondance.

 

Tout en remerciant les personnes avec lesquelles il a partagé cette expérience, Gbahi Augustin Gadji leur souhaite une bonne continuation.

 

Son départ marque ainsi une rupture avec ADCI, mais il assure vouloir poursuivre son engagement citoyen en dehors de cette organisation, fidèle aux idéaux qu’il dit avoir défendus depuis sa création.

Fatoumata Ouedraogo

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