Accueil ECONOMIE Lutte contre l’orpaillage illégal : Jacques Assahoré Konan annonce un plan de...

Lutte contre l’orpaillage illégal : Jacques Assahoré Konan annonce un plan de sécurisation des forêts classées

Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a annoncé, mercredi 28 octobre 2026, à Korhogo, la mise en place d’un plan de sécurisation de l’ensemble des forêts classées de Côte d’Ivoire. Cette initiative vise à prévenir les incursions des orpailleurs clandestins dans ces espaces protégés, dont les activités contribuent à la dégradation des sols et menacent les ressources en eau.

« Nos forêts classées ne doivent plus être infiltrées. Nous allons mettre en place un plan de sécurisation de toutes les forêts classées. Nous devons aussi protéger les ressources en eau », a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec le corps préfectoral, consacrée aux enjeux de la lutte contre l’orpaillage illégal dans la région du Poro.

 

Cette rencontre s’est déroulée en présence du préfet de région, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, de Salim Coulibaly, vice-président du Conseil régional du Poro, du général de brigade Ouattara Zoumana, commandant de la 4e Région militaire et de la Zone opérationnelle Nord, ainsi que d’une importante délégation d’agents des Eaux et Forêts.

 

Pour Jacques Assahoré Konan, la sécurisation des forêts classées doit s’accompagner d’une lutte ferme contre les réseaux qui favorisent les activités illégales. Il a notamment insisté sur la nécessité de sanctionner toutes les formes de complicité et d’encourager leur signalement aux autorités compétentes.

 

« Tous les cas de complicité doivent être sanctionnés. Tous les cas de complicité doivent être portés à notre connaissance et nous prendrons des mesures », a-t-il averti.

 

S’adressant particulièrement au préfet de région, le ministre a appelé à davantage de fermeté dans l’application des mesures de lutte contre ce phénomène. « Je veux que vous soyez ferme. Ne laissons pas les gens venir ternir l’image de nos régions et de notre pays. On a tous honte de la situation », a-t-il déclaré, déplorant les conséquences de l’orpaillage clandestin sur l’environnement et l’image des territoires concernés.

Des signes encourageants, mais des défis persistants

 

Le ministre a également fait état de signes encourageants dans la lutte engagée, notamment en ce qui concerne la qualité de certains cours d’eau. « Aujourd’hui, quand vous traversez certains cours d’eau, la turbidité a baissé. Cela veut dire que la lutte porte déjà ses fruits », a-t-il relevé.

 

La turbidité désigne le trouble de l’eau causé par la présence de particules en suspension, notamment des sédiments et de la boue. Sa diminution peut indiquer une amélioration de la clarté de l’eau, sans toutefois garantir l’absence de substances polluantes.

 

Prenant la parole à son tour, le préfet Karim Diarrassouba a souligné la responsabilité des communautés dans la persistance du phénomène. « Les communautés sont aussi responsables de la situation », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective pour préserver les terres et les ressources naturelles.

 

« On a tous honte. Nos territoires sont souillés, balafrés. Le vrai défi n’est pas de refermer les trous, mais c’est de ne plus voir ces trous s’ouvrir », a-t-il insisté. Par cette déclaration, il a mis l’accent sur la nécessité de prévenir de nouvelles incursions plutôt que de se limiter à la réhabilitation des sites déjà dégradés.

 

Le préfet a par ailleurs alerté sur l’évolution des méthodes opératoires des orpailleurs clandestins. Selon lui, ces derniers exercent leurs activités durant la nuit afin d’échapper aux contrôles et résident parfois dans des localités voisines de celles où ils procèdent à l’exploitation illégale des terres.

Cette mobilité complique leur détection et renforce la nécessité d’une meilleure coordination entre les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité, les services des Eaux et Forêts et les communautés locales.

 

À travers l’annonce de ce plan de sécurisation, le ministère des Eaux et Forêts entend renforcer la protection des forêts classées et des ressources en eau face aux conséquences de l’orpaillage illégal. Le principal défi consistera désormais à prévenir de nouvelles infiltrations, à démanteler les réseaux de complicité et à garantir une surveillance durable des espaces naturels menacés.

 

Remarque rédactionnelle : j’ai conservé les informations, les noms et les déclarations de votre texte initial. Avant publication, il serait toutefois utile de vérifier les intitulés officiels des fonctions des personnalités citées ainsi que la portée exacte du plan annoncé par le ministre.

Aly Benogo OUATTARA/ correspondant regional

Views: 8

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici