Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu président du Brésil pour quatre ans ce dimanche 25 octobre. Dans un vote très serré, le candidat de gauche, qui briguait un quatrième mandat non consécutif, bat son adversaire d’extrême droite Flavio Bolsonaro. Avec près de 51,8% des voix contre 48,2% pour le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, le vétéran de presque 81 ans a déjoué tous les pronostics. Dans la soirée, Flavio Bolsonaro a déclaré qu’il allait demander « l’annulation des élections»
Le Brésil n’a finalement pas viré à droite comme l’Argentine, le Chili ou encore la Colombie, tous soutenus par le président américain Donald Trump. Il reste l’un des rares bastions progressistes en Amérique latine.
Ce qu’a accompli Lula est un véritable exploit électoral. Après avoir été distancé de deux points au premier tour, il est parvenu à l’emporter avec près de quatre points d’avance, et c’est la première fois dans l’histoire du Brésil qu’un candidat qui n’est pas arrivé en tête au premier tour parvient à renverser la vapeur, précise notre correspondant à Sao Paulo, Thierry Ogier.
Cela a été possible grâce à une forte mobilisation des militants de gauche entre les deux tours, notamment sur les réseaux sociaux, mais également sur le terrain, avec des manifestations monstres à la veille du scrutin. Le taux d’abstention a également été le plus faible en 20 ans, ainsi que les bulletins blancs et nuls.
Le président brésilien de gauche a déclaré dimanche, après sa réélection inédite, que les Brésiliens « sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie ». Dans sa première prise de parole après l’annonce des résultats, il a ajouté que les électeurs avaient vaincu « l’ingérence » des plateformes numériques et promis de les « réguler ».
Flavio Bolsonaro demande « l’annulation des élections »
Le candidat conservateur Flavio Bolsonaro a déclaré dimanche qu’il allait demander « l’annulation des élections », après sa défaite face à Lula. « Il est impossible de reconnaître les élections », a-t-il dit à Brasilia, le visage fermé. Selon lui, « beaucoup de choses restent à éclaircir » après la querelle judiciaire qui avait entraîné la prolongation des opérations de vote.
Source : Rfi
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