La députée-maire Naya Jarvis Zamble appelle à l’ouverture d’un débat national sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves, notamment les viols sur mineurs et certains assassinats d’une cruauté exceptionnelle. Dans une déclaration rendue publique, l’élue estime que la Côte d’Ivoire doit adapter sa politique pénale aux réalités de sa société tout en respectant les principes de l’État de droit.
« L’Afrique a ses réalités, l’Europe a les siennes. Nos lois doivent avant tout répondre aux attentes de nos peuples et aux défis de nos sociétés », affirme-t-elle, estimant que les crimes les plus odieux provoquent une profonde indignation au sein de la population.
Pour la parlementaire, chaque viol d’enfant ou meurtre d’une extrême violence laisse des séquelles irréversibles chez les victimes et leurs proches. Elle déplore également que les auteurs de tels actes continuent parfois de bénéficier de ressources publiques, une situation qui, selon elle, alimente un sentiment d’injustice au sein de l’opinion.
Naya Jarvis Zamble propose ainsi que la question du rétablissement de la peine capitale soit examinée par les députés lors de la reprise des travaux parlementaires en octobre. Elle précise toutefois que ce débat devra être conduit « sans complaisance ni tabou », dans le strict respect de la Constitution, des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire et des garanties de l’État de droit.
L’élue insiste sur la nécessité de renforcer la protection des personnes les plus vulnérables, de soutenir les victimes et de garantir une justice « crédible, ferme et impartiale ».
Dans sa déclaration, la députée-maire exprime également sa confiance envers le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, qu’elle décrit comme « un bosseur infatigable », profondément engagé pour le bien-être des populations et déterminé à faire de l’institution parlementaire un véritable levier de progrès.
BS
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