La première session du conseil municipal de la ville de Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire, s’est tenue le 25 avril 2026 au Centre culturel Womiengnon. Elle a enregistré la présence du nouveau préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, du maire Ouattara Lassina (dit Lass PR), des conseillers municipaux, ainsi que des cadres, leaders d’opinion, chefs traditionnels, guides religieux et opérateurs économiques.
La séance a débuté par l’adoption du procès-verbal de la réunion précédente, tenue le 29 novembre 2025, et lu par le secrétaire général, Soumahoro Vassiriki. Les conseillers municipaux ont ensuite procédé à l’adoption du compte administratif 2025. À cette occasion, la situation budgétaire ainsi que l’état d’avancement des réalisations et des chantiers ont été présentés.

Sur les 77 projets inscrits au programme d’investissement, 35 ont été entièrement achevés et 17 sont en cours d’exécution. Ces résultats traduisent, selon les autorités municipales, une dynamique progressive dans la mise en œuvre des actions de développement local.
Au titre de l’année 2026, les projets sont majoritairement à la phase de passation des marchés, étape préalable au démarrage effectif des travaux. Par ailleurs, des projets d’urgence ainsi que des initiatives inscrites dans le cadre du Programme de Développement des Villes Secondaires (PDDIVS) sont en cours de déploiement.

Les conseillers municipaux ont également examiné l’exécution budgétaire. Pour l’exercice 2025, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 5,147 milliards de francs CFA sur une prévision de 5,238 milliards, soit un taux de recouvrement de 98,25 %. Les dépenses, quant à elles, ont été exécutées à hauteur de 2,116 milliards de francs CFA, soit 40,40 %, dégageant un excédent de plus de 3,03 milliards de francs CFA, en partie lié à des investissements non réalisés.
Concernant l’exercice 2026, le budget communal, estimé à 4,208 milliards de francs CFA, affiche, au 31 mars, un taux de recouvrement de 4,41 % (185,9 millions de francs CFA) et un taux d’exécution des dépenses de 4,96 % (208,7 millions de francs CFA). Ce niveau reste faible en début d’année, en raison notamment des opérations de recensement des contribuables engagées par la municipalité afin d’améliorer les performances futures.
Cette session a permis de faire le point sur les efforts de développement engagés par la commune, avec une volonté affichée d’accélérer la réalisation des projets structurants et d’améliorer l’exécution budgétaire.
Aly Benogo Ouattara, Correspondant régional
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