À l’occasion de la célébration de la Fête du Travail du 1er mai 2026, une visite a été effectuée au lycée professionnel de Korhogo, situé sur la route de Waraniéné, village réputé pour ses tisserands traditionnels. Cet établissement est, à ce jour, le seul lycée professionnel en Côte d’Ivoire reconnu comme centre de formation certifié CEDEAO en énergie solaire photovoltaïque, dans la partie nord du pays.

Créé en 1980 comme centre de formation professionnelle, l’établissement a été érigé en lycée professionnel en 2022. Il s’étend sur une superficie de 15 hectares et propose des formations techniques de base sur une durée de trois ans.
Le lycée professionnel de Korhogo est aujourd’hui reconnu pour la qualité de ses formations techniques et professionnelles. Selon son directeur, Ouattara Ousmane Tenena, qui s’exprimait lors d’un point de presse tenu dans les locaux administratifs le 1er mai 2026, l’établissement compte 1 322 apprenants, dont des filles, répartis dans plusieurs filières, notamment la mécanique générale, l’électricité bâtiment, l’électricité d’équipement (usines et machines), la construction métallique et l’énergie photovoltaïque.
« Le taux de filles reste relativement faible par rapport aux garçons, mais nous menons une politique visant à encourager leur intérêt pour les métiers techniques afin de favoriser leur autonomie à l’avenir », a-t-il indiqué.
Le directeur a également souligné la qualité du corps enseignant : « Nos formateurs proviennent de l’institut pédagogique et sont dotés d’une solide expérience, ce qui favorise un apprentissage efficace. Nos apprenants sortent avec une qualification leur permettant d’intégrer des entreprises ou de s’installer à leur propre compte dans le cadre de l’entrepreneuriat. »
Toutefois, malgré ces avancées, l’établissement fait face à des contraintes liées à sa capacité d’accueil. « Depuis notre passage de centre à lycée professionnel, la capacité d’accueil reste insuffisante. Nous avons engagé des démarches auprès de notre hiérarchie pour la construction de nouvelles salles de classe », a ajouté le directeur.
Parmi les doléances exprimées figurent la construction d’une cantine scolaire, en raison de l’éloignement de l’établissement du centre-ville, ainsi que la réhabilitation des dortoirs existants afin d’accueillir des stagiaires venant des localités de la région et d’autres villes du pays.
En perspective, le lycée ambitionne de franchir un nouveau cap en proposant, à terme, des formations de niveau BTS et en diversifiant davantage ses filières.
Le directeur a conclu en adressant ses remerciements « à nos supérieurs hiérarchiques, ainsi qu’à certaines personnalités de la ville, dont certaines préfèrent garder l’anonymat ».
La visite de terrain dans les ateliers et salles de classe a permis de constater l’engagement des apprenants et l’implication des enseignants dans la transmission du savoir.
Les formations dispensées aboutissent à l’obtention du CAP et du BT industriels (en cours du jour et du soir), ainsi qu’à des programmes de formation professionnelle continue (FPC) et des formations qualifiantes. Parmi les spécialités figurent notamment l’installation et la maintenance des systèmes solaires photovoltaïques, les systèmes de pompage solaire, les équipements électriques domestiques et industriels, la production de meubles métalliques, les panneaux publicitaires, les ouvrages VRD, les presses à béton, les ossatures de bâches et stores, les foyers améliorés, la tuyauterie industrielle, la chaudronnerie, la charpente métallique, ainsi que les travaux de mécanique générale (fraisage, tournage, perçage).
Aly Benogo OUATTARA, Correspondant régional
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